"C'est moi ou on devient tous un peu zot? En général je ne fais pas de politique, mais là ça commence à bien faire", écrit Pablo Andres sur ses réseaux sociaux. Entre vérités sous-entendues et un ton d'humour bien représentatif de bon nombre de Belges, l'humoriste semble avoir tapé juste à en croire les nombreux internautes qui partagent en masse sa vidéo sur la santé mentale.

"Bonne nouvelle, on va pouvoir voir des gens maintenant... à des funérailles, balance d'emblée l'agent Verhaegen, dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux ce dimanche, au sujet des bulles extérieures augmentées à 10 et de la possibilité d'être à 50 lors d'événements de culte à partir de ce lundi. Mais c'est justement pour ne pas crever que nous, on veut voir des gens! Ils ont dit qu'on va pouvoir recommencer à vivre, si tout va bien, au mois de mai! Déjà qu'on vous fait pas confiance quand vous annoncez un truc pour dans deux jours, vous croyez vraiment qu'on va vous faire confiance pour un truc que vous annoncez pour dans deux mois?"

"Ils sont plus rapides que ça pour nous demander de payer les impôts!"

Pablo Andres, très énervé, poursuit en évoquant le sujet primordial en cette crise sanitaire, l'urgence pour la santé mentale du peuple (dépression, tentative de suicide, etc.). "Ils vont proposer des mesures pour fin mars. 13 mois après quoi! Si je dis à ma femme qu'elle est importante mais que je ne l'appelle pas pendant 13 mois, tu crois qu'elle est vraiment aussi importante que ça ma femme? Important, ça veut dire maintenant. Urgent, ça veut dire que ça devait être fait hier fieu! Si c'étaient des ambulanciers, ils seraient capables de choisir le cuistax comme véhicule d'urgence! Ils sont plus rapides que ça pour nous demander de payer les impôts. Je vais aussi les considérer comme "importants", on verra dans un an les gars!"

"J'ai même demandé à ma femme de prendre un amant pour être moins seul à la maison"

Et l'humoriste belge enfonce le clou. "Ce n'est pas un manque de lit d'hôpitaux mais de lits psychiatriques qu'on va avoir. Même moi j'ai eu peur. J'ai eu une conversation de 20 minutes avec un feu rouge. Et le pire? C'est que j'ai passé un bon moment. J'ai même demandé à ma femme de prendre un amant comme ça on serait moins seul à la maison? C'est normal ça?"

"Si on était tous sain d'esprit, personne ne voterait peur eux"

Avant d'évoquer l'absurdité de nos sept ministres de la santé ("il en faudrait 3 pour la santé physique et 3 pour la santé mentale. Le dernier? Il parle allemand et moi pas..."), l'agent Verhaegen siffle sur nos dirigeants. "Si ça se trouve, leur objectif est qu'on devienne tous fous! Si on était tous sain d'esprit, personne ne voterait pour eux."

En précisant que le gouvernement avait dit au début que le Covid les avait pris par surprise ("Mais là, ça fait un an que ce n'est plus une surprise!"), Pablo Andres souligne que ce n'est pas à lui de trouver des solutions. Et montre son ras le bol. "Moi, je suis un comique. Vous est content d'avoir un comique pour vous détendre. Mais là, les comiques, ils n'ont plus envie de rigoler. Moi, les blagues sur le Covid, ça fait un an que j'en fais et je n'en ai plus en stock. A si une: Toc, toc, toc, qui est là? C'est le Covid."

"Au lieu de faire des exceptions pour vous, trouvez des règles cohérentes pour nous"

L'humoriste use des comparaisons pour bien faire comprendre le ridicule de la situation. Et que partagent de nombreux internautes (la vidéo ayant déjà été vue plus de 200.000 fois). "Imagine que c'est le gouvernement qui gère les urgences, ça ferait un an que j'attends dans le couloir!" Ou encore: "Si la pandémie empêchait les politiciens de toucher leur salaire, ça ferait longtemps qu'ils auraient trouvé une solution. Et on les a vues les images des politiciens qui se rassemblent... Au lieu de faire des exceptions pour vous, trouvez des règles cohérentes pour nous. C'est ça votre job. Dans n'importe quel autre job, si tu trouves pas la solution au problème pour lequel t'es engagé, ben t'es viré. Mais pas eux!"

"Il faut prendre conscience que là, ça va pas!"

En guise de conclusion, même s'il part à nouveau gentiment en vrille en demandant de sortir dans le rue et d'envahir le Capitole, Pablo soutient nos jeunes en détresse. "Moi, je commence à devenir un vieux mais les plus jeunes d'entre nous, vous leur enlevez leur jeunesse, leur rêve, leur fougue, leur premier baiser."

"En gros, si vous craquez, c'est normal, termine-t-il dans un message à ses fans. Mais, c'est ensemble qu'on va s'en sortir car il faut prendre conscience que là, ça va pas!"