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2018 est (et sera encore) une année charnière dans la cité du Doudou. Le jeu politique est ouvert, les paris aussi. Déjà parce qu’Elio Di Rupo (PS), le bourgmestre depuis 18 ans, a annoncé qu’il n’était plus candidat à sa propre succession. C’est son actuel premier échevin, Nicolas Martin (PS) qui prend la tête de liste PS et qui brigue donc le majorat montois.

Et ensuite parce que, les enjeux sont de taille. Car en 2012, les scores n’étaient pas vraiment serrés : le PS gardait sa position confortable (29 sièges), le MR (8 sièges), le cdH (3 sièges), Ecolo (3 sièges), PTB (1 siège) et Citoyen (1 siège). Fort de sa majorité absolue, le PS d’Elio Di Rupo décidait de rester ouvert au MR, son partenaire de longue date et voyait monter au collège une nouvelle figure, un certain Georges-Louis Bouchez (MR).

En 2016, après de multiples incidents à Mons, le PS divorce du MR de Bouchez, provoquant un tremblement de terre dans le paysage politique. C’est désormais le cdH de Savine Moucheron qui est le partenaire du PS à Mons. C’était avant les démissions en cascade à d’autres niveaux de pouvoir, avant le débranchement de prise au niveau wallon de Lutgen, avant “les affaires” Publifin et Samusocial,… Tout cela, même si ces scandales n’ont pas frappé directement des élus communaux, a fortement torpillé le PS, y compris dans l’un de ses grands bastions.

À l’heure du bilan, Di Rupo et les socialistes peuvent néanmoins s’appuyer sur plusieurs grandes réussites. “Mons 2015, capitale européenne de la culture” en fait partie, tout comme la concrétisation de projets commerciaux en périphérie (Ikea, Grands Prés), le développement du parc Initialis, les rénovations urbaines lancées aux quatre coins de la cité, la consultation populaire géante,…

A contrario, les problèmes de sécurité, de mobilité et d’accès au centre-ville, la propreté publique, la désertification du commerce de centre-ville, la paupérisation, les travaux non-terminés de la gare Calatrava de la SNCB, la fermeture du Plaza Art, la fin de son club de football d’élite et aussi les nombreuses polémiques ayant atteint leur paroxysme avec la démission d’un échevin PS ou encore la nomination contestée de son ancienne cheffe de cabinet auront un impact évident sur l’électeur montois. Les tensions politiques incessantes aussi.

Car refouler le MR dans l’opposition avec ses huit sièges, cela a fait des dégâts au sein du PS. D’autant plus avec une personnalité comme celle de Georges-Louis Bouchez qui ne cache pas son ambition de devenir un jour bourgmestre de Mons. Il a créé une liste baptisée “Mons en Mieux”, laquelle se veut pluraliste avec des candidats issus des autres formations politiques et de la société.

Après moult déboires, le cdH (actuel partenaire de majorité) présente une liste alternative nommée “Agora” avec en tête Savine Moucheron (cdH), son échevine sortante. Les Verts présentent toujours une liste ouverte mais Ecolo avec à sa tête l’actuelle cheffe de file, Charlotte De Jaer. Enfin, il faudra aussi compter avec une liste CitoyenS, différente de celle autrefois menée par John Joos puisque ce dernier (et certains de ses colistiers) a décidé de rejoindre les rangs du PS. Il y aura une liste PTB menée par l'élu sortant John Beugnies ainsi qu'une liste La Droite Citoyenne menée par un MR, Alain Hollande. Il devrait aussi y avoir une liste Défi et Parti Populaire.

Parmi les opposants à la majorité, tous ou presque veulent casser la majorité absolue détenue par le PS.