Le foot, juteux business!

La qualification acquise, ils sont plus d’un, les marchands, commerçants ou entrepreneurs, à se frotter les mains…

L.N.
Le foot, juteux business!

Les entreprises qui associent leur nom à l’équipe nationale sont déjà en train de faire de bonnes affaires. Chez Burrda, qui a pris la place de Nike comme fournisseur de l’équipement des joueurs il y a deux ans, la production ne cesse d’augmenter.

Chaque supporter veut sa vareuse des Diables. "Il y a un approvisionnement incessant de maillots, quelque 2.000 personnes passent chaque semaine en magasin en acheter, explique Filip Van Doorslaer, directeur du marketing au niveau fédéral à l’Union royale belge de football (URBSFA). Nous allons certainement dépasser les 100.000 vareuses vendues. Et la demande va sûrement augmenter." C’est un contraste énorme avec 2010, quand seulement 4.000 maillots étaient achetés… par an !

Une clé USB aux couleurs nationales, un crayon, un ensemble de stylos, du gel douche, des montres, des foulards, des peintures faciales, des tasses et des perruques : dans l’atelier de fans de l’URBSFA, l’amateur peut trouver tout ce qu’il désire.

La vente de ce type d’objets merchandising a augmenté de 80 à 100 % l’an dernier. "Nous élargissons constamment notre gamme de merchandising. Nous le faisons d’une manière calme, nous voyons chaque offre, et il y en a plusieurs par jour, et nous en faisons une bonne analyse : est-ce un produit de qualité pour un bon prix ? A-t-il un sens pour le fan ? Nous recevons les propositions les plus folles et faisons le tri, car nous ne voulons pas que le marché soit inondé avec tout et n’importe quoi", décrit Filip Van Doorslaer.

Dans les prochaines semaines, devraient ainsi apparaître des coques d’iPhone, des couettes et draps de lit et même des sucettes version tricolore.

Les bénéfices de tout le merchandising vont en partie à l’Union belge et en partie aux joueurs eux-mêmes

Mais il n’y a pas que les vendeurs de gadgets qui font la file devant l’URBSFA, les sponsors aussi se bousculent au portillon des Diables. "De grandes entreprises, mais aussi de plus petites, nous contactent encore pour voir quelles sont les modalités. Depuis plusieurs mois, nous avons vu une énorme augmentation des demandes de parrainage et cela va continuer crescendo. Et puis, l’utilisation des noms et des droits des joueurs se fait de plus en plus importante, souligne encore notre interlocuteur. Parfois, cela se fait sans autorisation. Nous restons donc très vigilants sur le sujet."

Hors des murs de l’URBSFA, d’autres se frottent les mains. Restaurateurs, tenanciers de bar, producteurs de boissons et vendeurs ont tout pour se réjouir.

L’un des sponsors des Diables Rouges, la brasserie Jupiler, a mis sur ses canettes de bière une photo des joueurs. Il semblerait que l’entreprise vise les 40 millions d’unités vendues d’ici à la fin de la Coupe du Monde…

C’est l’ensemble de l’économie, en fait, qui bénéficie de ces succès footeux. "Cela s’est remarqué dans d’autres pays participant à la Coupe du Monde ou ayant de bons résultats aux JO, la confiance des consommateurs en est renforcée. Et si les gens ont plus confiance, l’économie est également mieux gérée", explique Stijn Decock, économiste en chef de l’organisation patronale flamande Voka.

Filip Van Doorslaer confirme : "J’ai entendu des collègues d’autres fédérations qui ont déjà vécu une telle qualification dire que le produit national brut pouvait connaître un impact de 1 à 2 %. C’est énorme. Vous voyez que maintenant les Belges vont voir les matches à l’extérieur et vivent leurs émotions avec les autres. Et un Belge qui se sent mieux consomme davantage. C’est un ensemble de données économiques claires."

Sans compter que la Coupe du Monde donnera un coup de projecteur à notre pays. De quoi le faire connaître à l’extérieur… et peut-être engendrer de nouveaux contrats.

L’heure est donc toujours bel et bien aux réjouissances, sur le terrain, dans les vestiaires, en tribunes ou derrière les bureaux… Et c’est loin d’être fini…

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