Selon les chiffres recueillis auprès des CPAS par le Service public fédéral Intégration sociale, Lutte contre la pauvreté et Economie sociale, il apparaît que 347.248 personnes dépendaient d'une forme d'aide en décembre 2020. C'est 60.000 de plus qu'en janvier de la même année. L'augmentation était visible parmi les personnes vivant du salaire minimum (+5%), parmi les personnes demandant une aide financière (+51%) et parmi celles dépendant de l'aide alimentaire (+68%). Le nombre de personnes ayant recours à la médiation de dettes a progressé de 27%.

Ces derniers mois, des personnes qui étaient auparavant bien loties sont également venues demander un soutien financier ou autre. "Les CPAS ont remué ciel et terre l'année dernière pour aider non seulement leurs clients habituels mais aussi les personnes qui ont eu des problèmes à cause du coronavirus", situe Nathalie Debast, de l'Association flamande des villes et communes (VVSG).

Les banques alimentaires ont également été plus occupées que jamais. "L'offre pouvait à peine suivre la demande. Il s'agit maintenant d'attendre de voir ce que le redémarrage des secteurs de l'hôtellerie et de la culture signifiera car, dans ces deux secteurs, nous avons vu beaucoup de personnes à la recherche de soutien", constate, de son côté, Jef Mottar, administrateur délégué de la Fédération belge des banques alimentaires.

Le Premier ministre Alexander De Croo (Open VLD) se dit "très conscient" de l'impact de la crise. "C'est pourquoi le gouvernement a également décidé récemment de prolonger encore le programme de soutien actuel, y compris les mesures de soutien social qui sont importantes, jusqu'à la fin du troisième trimestre."