Argent

Les banques centrales des pays de la zone euro n’émettent plus de nouveaux billets depuis dimanche.

La plus grosse coupure en euros est vouée à disparaître. Depuis ce dimanche, les banques centrales de la zone euro n’émettent plus de billets de 500 euros, mais si vous en détenez encore, pas de panique, vous pourrez toujours les utiliser ou les échanger, sans limite de temps auprès des différentes banques centrales nationales de la zone euro.

Si la coupure de 500 euros est ainsi poussée vers la sortie, c’est parce que "d’après la Banque centrale européenne (BCE), cette coupure pourrait faciliter les activités illicites telles que le financement du terrorisme, la fraude fiscale ou encore le blanchiment d’argent. Elle offrirait la possibilité de transporter discrètement de gros montants. Comme l’a démontré Europol, un million d’euros en coupures de 500 euros pèse 2,2 kilos contre 22 kilos en billets de 50 euros", souligne Febelfin.

Il faut dire que ce billet est aussi très peu utilisé par le citoyen lambda. Près d’un Européen sur deux n’a ainsi jamais vu ou possédé cette coupure. "Selon les dernières statistiques de la BCE publiées en décembre 2018, le billet violet ne représente par ailleurs que 2,3 % du nombre de billets en circulation. Il s’agit d’une importante différence par rapport aux billets de 50 euros. Ceux-ci représentent en effet 46,2 % des coupures."

Pour Febelfin , c’est aussi l’occasion de rappeler qu’il est toujours préférable, que ce soit pour de petits ou gros montants, d’opter pour le paiement électronique. "Les paiements digitaux offrent en effet divers avantages. Ils constituent ainsi une manière simple et rapide de payer. Ils sont également plus sûrs et conviviaux puisqu’il faut détenir moins d’espèces en caisse ou en poche, ce qui limite les risques de vol, de perte ou d’erreurs. Il est en outre clairement avéré que le coût sociétal global des paiements par carte, en ce compris le coût de la sécurité du citoyen, est sensiblement inférieur aux frais inhérents aux paiements en espèces."

D’après une étude européenne, la distribution, la gestion, le traitement et le recyclage des espèces, ainsi que leur réception coûtent 129,5 euros par Européen sur une base annuelle.

Les 100 et 200 € font peau neuve

Les nouveaux billets seront introduits sur le marché au mois de mai prochain.

Le dernier billet a avoir changé de look est celui de 50 euros. Dès le mois de mai prochain, ce sont les billets de 100 et 200 euros qui vont avoir droit à un nouveau design.

Si la majorité des consommateurs utilisent des billets de 50 euros maximum, celui de 100 euros est loin d’être un "produit de niche ou de riche", rappelait Yves Mersch, membre du directoire de la BCE, lors de la présentation des deux nouvelles coupures en septembre dernier. En effet, le billet de 100 euros représente pas moins de 23 % de la valeur totale des billets en circulation en zone euro.

Le billet de 200 euros représente quant à lui 4 % de la valeur des billets en circulation parmi les 19 pays de la région économique. Comme les précédentes versions renouvelées des coupures de 5, 10, 20 et 50 euros, c’est avant tout pour davantage de sécurité que ces nouveaux billets sont introduits. Ils disposent en effet de nombreux dispositifs pour lutter contre la contrefaçon.

On y retrouve ainsi un portrait de la "princesse Europe", personnage de la mythologie grecque qui a donné son nom à la série des nouveaux billets, qui est intégré dans une fenêtre transparente, elle-même située dans une bande métallique à droite du billet.