La hausse des sacs-poubelles a un impact important sur son budget, estime Sylvie, habitante d’un logement social à Nivelles.

Habitante d’un logement social au sein de la Cité aclote, Sylvie n’a accueilli la hausse du prix des sacs-poubelles, décidée en juin à Nivelles, qu’avec un certain dépit. Certes l’augmentation peut paraître anecdotique pour les portefeuilles les plus fournis - on est passé de 1,25 € le sac à 1,5 - mais elle est beaucoup plus problématique pour les plus précarisés, ceux qui terminent régulièrement leurs mois dans le rouge. "Je suis au chômage et je dois m’occuper de mon filleul, atteint de handicap mental, explique la Nivelloise. Que ce soit en matière d’électricité, de carburant ou autre, la moindre hausse se fait sentir. Sur une année, ce n’est peut-être qu’une vingtaine d’euros que je devrai débourser pour payer mes poubelles mais, pour moi, c’est énorme. J’ai l’impression de jeter l’argent directement à la poubelle. Je suis obligée."

Et la Nivelloise de poursuivre : "Quand je vois qu’à Bruxelles, on doit payer seulement 2,50 € pour dix sacs contre 15 € ici, je me dis que sortir ses poubelles à Nivelles est devenu un véritable luxe."

Président du CPAS de Genappe, commune qui a aussi dû procéder à une hausse du prix de ses sacs, Vincent Girboux confirme que l’augmentation du coût des déchets a un impact certain sur les plus précarisés. "Ce ne sont peut-être que quelques euros mais il faut les prendre en compte lorsque l’on gère un budget restreint, admet-il. Quand on est au RIS par exemple, quelques euros, c’est très important."

Le CPAS de Genappe intervient donc pour aider les familles qui pourraient être en difficulté en raison des augmentations des coûts des déchets. "On essaie aussi d’éduquer nos bénéficiaires à l’importance de mieux trier. Mais ce n’est pas toujours facile. Il faut sans cesse remettre l’ouvrage sur le métier. Pourtant, bien séparer les PMC et l’organique des ordures ménagères classiques permettrait de réduire considérablement le poste déchets de chaque ménage."