En ces temps de confinement, certaines assurances paraissent inutiles. Attention !

Le confinement impose certaines restrictions aux citoyens. Comme limiter ses déplacements à l’essentiel ou télétravailler. Se posent dès lors une série de questions à propos des assurances : peut-on en suspendre certaines ? Peut-on en reporter le paiement ?... Porte-parole d’Assuralia, Wauthier Robyns s’est prêté au jeu de répondre à dix questions que vous vous posez peut-être.

1. Je télétravaille. Suis-je assuré s’il m’arrive un accident ?

Les personnes qui travaillent de chez elles sont couvertes par l’assurance de leur employeur si l’accident survient dans le cours et par le fait de l’exécution du travail. Si vous vous prenez les pieds dans le câble de votre ordinateur pendant les heures de travail habituelles, vous serez couvert. Pas si vous profitez de votre pause pour nettoyer votre toiture et que vous en tombez.

2. J’ai des difficultés financières. Comment rembourser mon emprunt ?

Les assureurs se sont engagés à reporter, jusqu’au 31 octobre, le remboursement des crédits hypothécaires. Les conditions : il doit s’agir d’un emprunt pour l’habitation unique ; le patrimoine financier du demandeur ne doit pas dépasser 25 000 euros ; et il ne pouvait pas déjà y avoir des retards de remboursement.

3. Puis-je reporter le paiement de mon assurance incendie ?

Pour les gens qui sont au chômage temporaire et qui ont une assurance incendie liée à leur prêt hypothécaire, il y a une possibilité de report de paiement. Il faut toutefois impérativement contacter son courtier.

4. Ma voiture dort au fond de mon garage depuis trois semaines. Puis-je suspendre mon assurance ?

Le mieux est de voir avec son assureur. Il n’est pas prévu un report systématique comme pour l’assurance incendie et l’assurance solde restant dû. C’est au cas par cas et rien n’oblige les courtiers à suspendre l’assurance voiture, même si celle-ci est à l’arrêt sur une propriété privée. Il n’est pas conseillé de suspendre cette assurance car elle couvre les dégâts causés au véhicule, même à l’arrêt.

5. Je comptais partir cet été en Lombardie. Puis-je annuler et être remboursé ?

De manière générale, les assurances énumèrent une liste des circonstances valables pour une annulation. Y sont inscrits le décès, la maladie, un accident… Si la pandémie n’est pas inscrite dans les conditions - et c’est rarement le cas ! -, il n’y aura pas de remboursement. Certaines assurances indiquent à l’inverse les risques qu’elles ne couvrent pas. Si la pandémie n’y est pas inscrite, un remboursement peut avoir lieu.

6. Je suis patron de café. Dois-je continuer à payer l’assurance de mes employés ?

Dans le cadre des accidents du travail, les contrats se basent généralement sur le salaire attendu. Et les primes sont régularisées en fin d’année en fonction du travail effectivement presté. Dans les cas des restaurants, les primes seront sans doute revues à la baisse en raison de l’absence de travail et donc de revenu durant le confinement.

7. Je dois être hospitalisé en raison du coronavirus. Suis-je couvert ?

Oui. C’est l’assurance hospitalisation classique qui intervient. L’admission dans un hôpital en Belgique est toujours couverte.

8. Mon mariage est annulé. Or, j’ai déjà engagé d’importants frais. Puis-je être remboursé ?

Les organisateurs d’événements qui ont souscrit une assurance annulation peuvent y faire appel pour autant que la situation qui se présente est couverte par le contrat. Or, la question de la pandémie fait rarement partie des conditions d’annulation. Si, par contre, vous êtes contaminé par le coronavirus, l’annulation pour maladie est valable dans de nombreux contrats.

9. Je suis au chômage temporaire. Suis-je toujours couvert par mon assurance groupe ?

Oui. À moins que l’employeur ait explicitement indiqué aux assureurs qu’il voulait la suspendre.

10. Combien va me coûter un report du paiement des primes ?

Ce report n’entraînera pas de hausse des primes d’assurance. Par ailleurs, le secteur de l’assurance a demandé au gouvernement que le maintien de ces couvertures en ces circonstances exceptionnelles ne soit pas considéré par l’administration fiscale comme un avantage en toute nature dans le chef des travailleurs concernés.

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