Les enfants ont reçu de l’argent au Nouvel An? Voilà comment placer au mieux leurs étrennes.

Vos enfants ont reçu quelques dizaines voir même quelques centaines d’euros lors des traditionnelles étrennes du Nouvel An ? Et vous les poussez à en épargner une bonne partie ? C’est en soi une bonne chose. Reste à les aiguiller vers les meilleurs produits.

Le premier réflexe est d’encourager les enfants à placer les étrennes et l’argent qu’ils reçoivent au cours de l’année sur un compte d’épargne. Reste que les bons vieux livrets ne rapportent plus grand chose.

Il y a toutefois moyen d’améliorer leur quotidien. Si c’est de l’argent dont l’enfant ou l’ado n’aura vraiment pas besoin dans les mois à venir, privilégiez alors les comptes de type fidélité. Ils rapportent bien plus (jusqu’à 1,15 % - 0,05 % + 1,10 %- chez Moneyou) que les comptes classiques. La contrainte, c’est de ne pas toucher à l’argent dans les douze mois suivant le versement.

Si les versements sont réguliers, les comptes de type fidélité comme Ritmo (bpost banque) ou encore Epargne + (Belfius) sont plus intéressants. La rémunération annuelle globale est de 1,50 % - 0,10 % + 1,40 %- (Belfius) ou 1,35 % - 0,30 % + 1,05 % - (bpost banque). Possibilité de verser l’argent depuis le compte d’une autre banque. Ce n’est pas le cas chez ING (compte Tempo, 1,60 % de rémunération annuelle globale). Versements mensuels de maximum 500 euros. Cela peut-être, bien entendu, moins. La contrainte, à nouveau, c’est de ne pas toucher à l’argent.

L’offre le plus intéressante dans cette gamme de comptes est celle de BNP Paribas Fortis (et donc aussi de Fintro) : les comptes Etoile et Blue Vision offrent un rendement annuel global de 1,40 % (0,10 %+1,30 %). Les versements peuvent intervenir à tout moment, avec un maximum de 9.000 euros par an. De quoi voir venir.

Pour l’argent dont l’enfant peut avoir besoin à cours terme, des comptes privilégient un taux de base plus élevé (NIBC - 0,80 % + 0,20 % - ou Moneyou Flex- 0,70 % + 0,30 %). Parmi les banques plus classiques, Argenta (0,50 %+0,10 %).

Pour l’argent donné à des enfants en vue d’études futures ou de leur grand départ dans la vie, mieux vaut opter pour des placements à plus long terme.

Dans ce cas, le placement doit avoir un horizon de placement de minimum 8 ans (notamment pour des raisons fiscales). Il s’agit en fait d’un produit d’assurance avec ses bons et ses mauvais côtés.

Les mauvais côtés, c’est la taxe de 2 % sur les versements et des frais d’entrée parfois élevés (jusqu’à 6 % !). De quoi manger une ou deux années de rendement avant de rapporter de l’argent. Le bon côté des choses, c’est que le capital est garanti. Les rendements minimum garantis ? De l’ordre de 1 à 1,50 %, plus participation bénéficiaire (les rendements globaux ont été supérieurs à 2 % en 2014).

De nombreuses banques permettent d’effectuer des versements à partir de 25 ou 30 euros par mois).

Sur le long terme, les placements plus à risque rapportent plus. Dès lors, pourquoi ne pas en faire profiter vos enfants qui ont peut-être dix ans ou plus devant eux avant d’avoir besoin de cet argent pour leurs études supérieures ?

Il est possible d’investir auprès de votre banque dans des fonds de placements, offrant plus ou moins de risques. Là encore, il ne faut pas forcément avoir de gros montants pour lancer la machine.

Il y a bien entendu les frais d’entrée (généralement de 2,5 ou 3 %), que vous pouvez contourner dans plusieurs banques (Rabobank, Deutsche Bank, Keyplan chez Keytrade).

Il ne reste plus qu’à en parler avec votre ou vos enfants(s).


À qui appartient l’argent de l’enfant ?

À l’enfant, à coup sûr, pour tous les avoirs à son nom. Qu’est-ce que cela veut dire ? Que les parents peuvent bien entendu gérer les avoirs des enfants mineurs, mais en bon père de famille, selon l’expression consacrée. Toute opération effectuée avec l’argent d’un enfant doit être dans son intérêt. Le compte d’épargne du petit dernier n’est donc pas une poire pour la soif pour les parents, qui pourraient puiser dans cette réserve pour boucler des fins de mois difficiles. L’argent peut toutefois être utilisé pour acheter un ordinateur pour… l’enfant. L’enfant devenu majeur pourra d’ailleurs demander des comptes à des parents indélicats, s’il estime que des retraits ou mouvements n’ont vraiment pas été dans son intérêt (pour payer les vacances de toute la famille, par exemple). Il est également possible d’épargner ou d’investir pour l’enfant via un autre biais, en l’occurrence la clause de stipulation pour autrui.

Qu’est-ce que cela change ? Tout en fait. Le parent, le grand-parent, l’oncle, la marraine… ouvre un compte dont le bénéficiaire est l’enfant. À une date déterminée, l’enfant entrera en possession de l’argent accumulé, notamment, sur un compte d’épargne.

Les avantages ? Le titulaire du compte garde la haute main sur la gestion des avoirs : il peut le gérer comme il l’entend, et peut même modifier le nom du bénéficiaire jusqu’à 30 jours avant la date de transmission de l’argent.

Si, pour une raison ou une autre, vous désirez annuler ou repousser la date de transmission de ce patrimoine, c’est tout à fait possible. Pour les grands-parents, cela permet d’économiser pour leurs petits-enfants, sans que les parents n’en soient informés ou ne contrôlent l’argent en compte. En cas de décès du ou des titulaire(s), l’argent épargné reviendra au bénéficiaire, à la date d’échéance prévue.