"Ce sondage nous indique que 40% des Belges connaissent des difficultés financières, tandis que 61% d'entre eux estiment que les restrictions sociales (mesures de sécurité, contacts limités et isolement) ont eu un réel impact sur leur moral, quand un cinquième des répondants ne vont pas jusqu'à avouer avoir recours à une forme d'aide médicamenteuse (antidépresseurs, somnifères ou tranquillisants) pour les aider à traverser la crise", souligne Nancy Ferroni, la porte-parole de la Croix-Rouge.

Elle ajoute que près d'un quart des répondants déclare se tourner vers une gamme de produits de première nécessité et/ou de denrées alimentaires moins chères, qu'un cinquième a fait ses achats dans un magasin réputé moins cher que son supermarché traditionnel. Le sondage révèle encore que 27% des Belges de moins de 34 ans ont été confrontés à une période de chômage temporaire (voire à une perte d'emploi pour 12% d'entre eux) et, pour ce qui concerne notre travail, que 6,5% des Belges de moins de 34 ans ont fait appel à la Croix-Rouge "pour les aider à passer le cap", résume la porte-parole.

Elle ajoute que le budget de la Croix-Rouge de Belgique "explose", avec davantage de coûts mais moins de rentrées. Toutefois, le sondage témoigne aussi que 57% des Belges se disent prêts à aider les plus démunis.