L'économie US va bien en dehors de l'immobilier, pour A. Brender (Dexia)

BRUXELLES Anton Brender, directeur des études économiques chez Dexia Asset Management, reste confiant : le scénario le plus probable est "qu'il n'y aura pas de récession aux États-Unis. Un atterrissage en douceur reste le plus probable". Et ce, pour plusieurs raisons. D'une part, le reste du monde continue à tourner normalement. "T outes les régions émergentes ont une croissance forte", rappelle Anton Brender. Or, ces pays émergents consomment, notamment, des produits made in USA qui bénéficient d'un dollar faible. "Les exportations vont continuer à soutenir l'économie."

Ensuite, parce que tous les États-Unis ne sont pas en crise.

Certes, la crise touchant l'immobilier est sévère. Anton Brender prédit que l'indice immobilier Opheo va baisser de 8 % en 2009. "Ce sera du jamais-vu. Cela prouve que la crise de l'immobilier est majeure", souligne Anton Brender.

Heureusement, tout ne va pas mal. "Ce qu'il y a d'exceptionnel, c'est que, malgré le ralentissement du logement, le reste de l'économie continue à croître de 3 %. Ce n'est arrivé qu'une seule fois auparavant."

Pour que la crise s'arrête, il faudra toutefois que les banques ne soient plus aussi frileuses, comme tel a été le cas depuis quelques mois. "Pour que le marché immobilier se stabilise, il faut que les banques prêtent aux ménages. Or, les banques sont devenues très rigoureuses, même pour les bons débiteurs."

D'où l'action de la FED qui, en diminuant ses taux, doit tirer les taux du marché vers le bas et permettre aux ménages américains d'emprunter plus facilement. "L'ambiance de crise va s'apaiser début 2008."

C'est pourquoi le directeur des études économiques de Dexia Asset Management table sur le "scénario optimiste" pour l'économie US 2008, avec une croissance de 2,4 %.



© La Dernière Heure 2007