Le risque de pauvreté continue de peser sur les Belges. 

En 2018, un Belge sur six (16,4%) était considéré comme à risque de pauvreté monétaire. Il s'agit du niveau le plus élevé depuis le début des mesures en 2004, selon le bureau de statistiques belge Statbel. Le risque de pauvreté est calculé en fonction des revenus disponibles. Toute personne vivant dans un ménage où le revenu disponible est inférieur à 1.187 euros par mois (pour un isolé) est considérée comme à risque de pauvreté. L'an dernier, 16,4% de la population belge se trouvait dans ce cas contre 15,9% en 2017.

Sans surprise, le risque de pauvreté est plus élevé chez les sans-abri (49,4%) que chez les travailleurs (5,2%). Les familles mono-parentales et les locataires ont aussi un risque de pauvreté plus élevé. Les personnes ayant au mieux un diplôme du secondaire inférieur ont quatre fois plus de risques de devenir pauvres que celles qui ont un diplôme plus élevé (27,8% contre 6,4%).

12,1% de la population vit dans un ménage à faible intensité de travail. En 2017, il s'agissait de 13,5% de la population. En 2018, 4,9% des Belges souffraient de privation matérielle sévère (5,1% en 2017). Les personnes confrontées à au moins une des situations à risques sont considérées comme à risque de pauvreté ou d'exclusion sociale selon l'indicateur européen de la pauvreté dans le cadre de la stratégie "Europe 2020". En 2018, cela concernait 19,8% de la population, contre 20,3% en 2017.