Un concept 100 % belge pour soutenir les personnes les plus touchées financièrement par le coronavirus.

Loyaltek est une société belge active sur le marché des solutions de paiement depuis plus de dix ans. Son core-business est de mettre à disposition des personnes les plus précaires un système de paiement électronique alimenté par des fonds publics. L’Allemagne fait déjà appel à Royaltek depuis quatre ans pour mettre à disposition des demandeurs d’asile une allocation de 200 € par mois.

Dans le cadre de la crise du coronavirus, la société belge espère convaincre les communes de faire appel à ses services pour soutenir la demande. "Les mesures qui sont prises par les autorités ont avant tout pour but de soutenir l’offre. Mais nous pensons qu’il est tout aussi important de soutenir la demande, c’est-à-dire les personnes les plus touchées financièrement et les commerçants les plus impactés", explique Robert Masse, fondateur et CEO de Loyaltek.

La Unity Card n’est en effet pas une carte de paiement comme une autre. "Lorsqu’on verse une allocation à quelqu’un qui en a besoin, il a tendance à l’épargner ou à faire des achats sur Internet. Notre système permet de paramétrer son utilisation, dans le temps ou dans l’espace. On peut ainsi décider que les fonds distribués doivent être dépensés endéans le mois et auprès de commerçants situés dans un périmètre restreint. On peut aussi exclure certaines catégories de commerces, comme les grandes surfaces, qui ne sont pas les plus impactées, au profit de petits commerces locaux, de l’Horeca ou des coiffeurs par exemple."

Une façon de maximiser l’aide, que ce soit pour le bénéficiaire ou pour ceux qui utilisent la carte. "On voit par exemple que certains CPAS sont sollicités par des indépendants qui ont vu leur activité et leurs rentrées s’arrêter du jour au lendemain. On pourrait donc très bien cibler cette population comme bénéficiaire de cette aide. Les communes pourraient ainsi facilement contrôler la distribution efficace des fonds publics."

Loyaltek vise en priorité les communes, qui disposent d’une marge de manœuvre moins contraignante pour prendre des décisions et soutenir des personnes dans le besoin ou des commerces touchés. "Nous avons la capacité technique pour produire rapidement ces cartes de paiement. Il nous faut en moyenne deux à quatre semaines pour les mettre à disposition des pouvoirs publics demandeurs. Si l’on veut préparer le déconfinement de manière optimale, c’est donc le bon moment pour songer à notre solution."