Hyundai parie enfin sur le diesel

Christian Hubert
Hyundai parie enfin sur le diesel
©Hyundai

Le numéro 1 coréen s'installe à Francfort, lance le Santa Fé et dévoile le prochain monospace compact

DIEST Après avoir tremblé sur ses bases lors de la terrible crise économique qui secoua l'Asie, le n°1 coréen est sorti du tunnel. Il a racheté un de ses concurrents coréens, Kia, a noué une alliance avec DaimlerChrysler et battu son record de vente avec plus de 1,5 million de voitures écoulées en 2000 dont 270.000 en Europe, où la marque occupe la troisième place des voitures non européennes, derrière Toyota et Nissan. Il est, aujourd'hui, le septième constructeur mondial.

Plus européen

Fort de la notoriété que lui a donnée l'E uro 2000 et qu'accentuera encore la prochaine Coupe du Monde de football, Hyundai attaque tous azimuts sur le Vieux Continent.
D'abord en inaugurant un nouveau quartier général en Europe, dans la banlieue de Francfort. Il ne s'agit pas d'une simple facilité géographique, mais d'un état d'esprit: Hyundai veut s'européaniser, comme l'ont fait la plupart des constructeurs japonais, avec des produits spécifiquement conçus pour le Vieux Continent.
Le plus important est le recours massif au diesel, et même au diesel de la dernière génération. Ce qui était le talon d'Achille des Coréens va disparaître puisque, jusqu'ici, seule la Lantra utilisait un moteur Diesel de Peugeot. Ce sont trois moteurs, développés par Detroit Diesel et Bosch: un 4 cylindres 2 litres multisoupapes, à injection directe turbo common rail développant 112 chevaux, prévu pour l'Elantra, le Santa Fé et le Trajet. Un 3 cylindres 1,5 litre de 76 chevaux (pour l'Accent et le FC) et un 4 cyl. 2,5 litres pour les utilitaires légers.

Petit monovolume

Au niveau des modèles, Hyundai va lancer, le mois prochain, à Genève, un petit monospace, connu sous le nom de code de FC, qui veut rivaliser avec les Scénic, Zafira et Picasso. Il a moins de 4 mètres de long, mais un empattement digne du segment supérieur. Il sera disponible avec deux moteurs à essence (1,6 ou 1,8) et le petit diesel. Disponible à la fin de l'été, il possède la particularité d'être le premier véhicule coréen développé en Europe, sur la plate-forme de l'Elantra.

Les Santa Fé chez nous

Nous avons aussi pu prendre contact avec le Santa Fé, l'imposant SAV (Sport Activity Vehicle) qui sera dans quelques jours dans les showrooms et qui se veut davantage le concurrent des Rav-4 et Freelander que le successeur du Galloper, un 4x4 pur et dur qui arrive tout doucement en fin de vie.
Le Santa Fé, dont nous vous proposerons bientôt un essai plus détaillé, sera disponible chez nous en trois motorisations à essence (2 litres pour la 2 roues motrices, 2,4 et V 6 2,7 pour la traction intégrale) et une diesel (CRDi 2 litres pour les deux versions). Les prix s'échelonnent de 691.000 à 1.047.000 francs, soit 17.000 à 25.900 ).

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