Le covoiturage a la cote: découvrez comment les Belges gagnent de l'argent !

Le nombre de contribuables bénéficiant de l’exonération fiscale pour covoiturage est en hausse : +12 % en trois ans.

J.-B. M.
Le covoiturage a la cote: découvrez comment les Belges gagnent de l'argent !

Le nombre de contribuables bénéficiant de l’exonération fiscale pour covoiturage est en hausse : +12 % en trois ans.

En 2014, quelque 15.732 contribuables ont bénéficié d’une exonération fiscale particulière : elle récompense le fait qu’ils aient opté pour le covoiturage. Ils étaient 12 % de plus que trois ans auparavant.

L’État belge a concédé, à leur égard, un montant de près de huit millions d’euros sur l’année (+32 % en trois ans). Cela représente tout de même 500 euros par personne, à déduire du budget voiture. L’ASBL Taxistop, qui relaie ces chiffres exposés dans une question au Parlement, se félicite de ce succès constaté dans les chiffres. L’association gère en effet l’une des plateformes phares du covoiturage en Belgique. Non seulement ces contribuables font une économie financière sensible mais ils contribuent aussi à une mobilité plus fluide.

Comment ça marche ?

Le covoiturage repose sur le fait d’effectuer à deux, minimum, le trajet domicile-travail en voiture. Les covoitureurs peuvent alors le faire d’initiative ou le faire dans le cadre d’un transport collectif organisé, formalisé par le biais d’un règlement avec leur employeur. Il n’est pas nécessaire que les covoitureurs soient employés par la même entreprise.

Selon le régime qui leur est propre - frais forfaitaires ou frais réels -, ils peuvent alors déduire une certaine somme : jusqu’à 380 € dans le premier cas; 0,15 €/km dans le second. Le calcul, in fine, ne s’annonce pas simple…

Un système pour simplifier le calcul

D’autres paramètres peuvent en effet rendre le calcul ardu : voiture de société, nombre de jours dédiés au covoiturage, indemnités déjà en vigueur, etc. Taxistop, vouée à mettre en relation chauffeurs et passagers, en est consciente.

Elle propose donc un outil, baptisé MyMobiCalendar, pour simplifier la tâche des gestionnaires et des covoitureurs. Ces derniers peuvent alors passer par une application pour encoder les trajets effectués en covoiturage.

Sandrine Vokaer, responsable de projet au sein de l’ASBL, note encore que "de plus en plus, les entreprises sont confrontées à des problèmes d’accessibilité ou à un manque de places de stationnement. Pour elles, le covoiturage est une solution nécessaire. Sur Carpool.be, on compte déjà 639 entreprises belges affiliées mais aussi des zonings qui montrent de plus en plus d’intérêt."

Au bénéfice de la mobilité et du budget mobilité des travailleurs.


Louer sa voiture à un particulier

Une voiture, c’est aussi un budget : entre les frais d’assurance, d’entretien, d’amortissement de l’achat et tous les à-côtés impossibles à prévoir, la flexibilité d’une voiture chiffre vite. Aux alentours de 4.500 euros (sans même compter le carburant) par an pour une petite voiture. Or, en moyenne, elle ne roule que 5 % à 15 % du temps…

Pour réduire un peu ces frais et rentabiliser ces périodes de non-utilisation, il est possible de louer une voiture de particulier à particulier. La plateforme belge CarAmigo, relativement récente, fait partie des possibilités. À l’entame du Salon de l’Auto de Bruxelles, elle a d’ailleurs annoncé un partenariat avec le constructeur Ford.

L’avantage d’une telle plateforme est de faciliter le contact entre loueur et locataire, en plus d’offrir une certaine sécurité dans le processus (assurance, accord fiscal). À la clé, et selon l’agenda du propriétaire, il est possible de récupérer quelques centaines d’euros par an.


N’économisez pas sur tout

Si la possession d’une voiture reste indispensable, en réduire le coût se joue sur les détails : assurance, entretiens, carburant… Tout sauf l’achat du véhicule lui-même, donc. L’un de ces postes ne doit toutefois souffrir d’aucune économie, c’est l’entretien. Retarder ou sauter un entretien revient, en bout de ligne, à prendre le risque de devoir guérir un véhicule endommagé plutôt qu’à prévenir le dommage.

À l’inverse, comparer les offres des assureurs peut s’avérer rentable. Idem pour les prix des carburants. Certains sites permettent de voir, pratiquement en temps réel, les prix pratiqués dans l’une ou l’autre pompe de la région, et de trouver celle à la meilleure offre.

Côté carburant toujours, le coût à la pompe n’est pas l’unique paramètre. La conduite a une influence majeure sur la facture. Adopter une éco-conduite - éco, pour économique - peut réduire substantiellement la note, selon une étude française, 4 € aux 100 km.


Une voiture… sans voiture

À côté du covoiturage, le phénomène de la voiture partagée gagne du terrain. Cette fois, pas question de décompter quelques centaines d’euros sur un budget de plusieurs milliers, mais bien d’en économiser quelques milliers en se limitant à payer une voiture lorsque le besoin s’en fait sentir.

En Belgique, Cambio est l’un des exemples les plus connus. Au prix d’une inscription, d’un abonnement et des frais inhérents à la "location" (durée et kilométrage), la voiture est mise à disposition. Zen Car est un autre exemple de ce concept de partage de l’automobile, sans en être propriétaire.

Un très récent sondage d’IBM, publié dans le cadre du Salon de l’Auto de Bruxelles, révélait une tendance sensible des conducteurs à la recherche d’autres manières de disposer d’une voiture.

Certainement dans le chef de répondants à faible usage automobile : 39 % se déclaraient favorables au partage de l’engin.

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