Face à la hausse des carburants, les automobilistes adaptent leur comportement

La DH l'avait annoncé dès le mois d'avril dernier : face à la hausse des prix des carburants, les automobilistes belges ont décidé d'adapter leurs comportements .

Y. N.
Face à la hausse des carburants, les automobilistes adaptent leur comportement
©Demoulin

En prenant notamment moins leur véhicule pour limiter les frais. Un constat qui se basait sur les chiffres de Coyote, l'entreprise spécialisée dans la détection de zones de dangers (radars, accidents, chaussée dégradée,...), qui avait chiffré à 18% la baisse d'usagers sur la route la semaine après le passage du diesel et de l'essence au-dessus de la barre symboliques des deux euros du litre.

Un constat aujourd'hui confirmé par le Moniteur Automobile. Le magazine spécialisé dans la publication d'articles dédiés aux voitures a mené une enquête auprès de 2.000 conducteurs Belges. Selon cette étude (à lire en intégralité ICI ), pas moins de 8 Belges sur 10 indiquent qu'ils ont modifié leur comportement au volant en raison des prix élevés du carburant : vitesse réduite, style de conduite moins sportif et des trajets plus courts semblent être les moyens les plus populaires pour réduire la consommation face à des carburants de plus en plus coûteux. "De nombreuses personnes laissent aussi plus souvent leur voiture au repos", indique le Moniteur Automobile.

Lequel constate également un contraste "énorme" entre les Diesel et les voitures électriques. "Bien que le prix de l'électricité ait également augmenté, les conducteurs de voitures électriques se sentent moins obligés de changer leur style de conduite. Dans ce groupe, moins de la moitié des conducteurs disent qu'ils vont modifier leur comportement au volant. Le contraste est saisissant avec les conducteurs de véhicules Diesel, dont pas moins de 85 % déclarent modifier leur comportement."

Enfin, l'achat d'une voiture serait également influencé. Selon le Moniteur Automobile, un Belge sur quatre dit qu'il reporte temporairement l'achat d'une nouvelle voiture. Le passage à la voiture électrique n'est pas encore très marqué, selon Alain Devos, rédacteur au Moniteur Automobile : "Les longs délais de livraison et les prix élevés de nombreux modèles électriques expliquent notamment pourquoi seul un Belge sur cinq envisage actuellement l'achat d'une voiture électrique. Dans les villes, le chiffre est encore plus bas, notamment parce que l'infrastructure des stations de recharge publiques est encore insuffisante."

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