Depuis le scandale du Dieselgate qui a entaché le groupe Volkswagen en 2016, les politiques européennes mènent une vraie campagne – injustifiée à notre vis – de décrédibilisation à l'égard du diesel.

Pourtant, dans un passé pas si lointain, le gouvernement fédéral offrait de généreuses primes et crédits d’impôts sur les véhicules à faibles émissions de CO2, très majoritairement diesel. Cela se traduit aujourd’hui par une offre très fournie sur le marché de l’occasion. Et puisque l’offre en neuf diminue et que les délais de livraison s’allongent, il peut être tentant de se tourner vers ces secondes mains.

Mauvaise réputation

Le diesel reste en effet le meilleur choix pour les gros rouleurs qui parcourent au-moins 30 à 35.000 km/an environ. L’autonomie offerte par les véhicules diesel reste quasiment imbattable grâce à leur consommation plus faible qu’un moteur à essence, notamment sur les longs trajets (auto)routiers. Et qui dit moins de consommation, dit moins de CO2 ! A fortiori sur des véhicules familiaux tels que les SUV et monospaces.

La politique de dénigrement du diesel vise en fait surtout les particules et émissions nocives induits par le fonctionnement de ce type de moteurs, plus élevés que sur un moteur essence équivalent jusqu’il y a peu. Une vérité plus forcément vérifiée sur les moteurs les plus modernes. Mais c’est ce qui pousse de nombreuses villes et régions à appliquer une politique de bannissement plus ferme pour les véhicules diesels relativement anciens. L’instauration des Zones à faibles émissions (LEZ) à Bruxelles, Gand et bientôt dans toute la Wallonie suit cette logique. Attention donc à l’âge du véhicule convoité

Date de péremption

Ainsi par exemple, à Bruxelles, seuls les diesels répondant au minimum à la norme Euro 5 sont autorisés à circuler depuis le 1er janvier dernier, et il sera indispensable de disposer d’un diesel Euro 6 – en application depuis 2015 – pour accéder aux rues de la capitale dès 2025. En Wallonie, ce sera pour 2028, avant une interdiction totale du diesel en 2030 !

Du coup, pour savoir si oui ou non, vous devez encore investir dans cette motorisation, il faut avant tout analyser votre profil de conducteur. Vous rendez-vous souvent dans une LEZ ? Combien de temps comptez-vous garder votre véhicule ? Ce sont vos réponses à ces deux questions qui guideront votre choix. Et rappelez-vous que, sauf nouveau retournement de veste de nos politiques, un véhicule diesel est désormais marqué d’une "date de péremption" qui pourra compliquer sa revente dans notre pays.