100 jours après la naissance effective du groupe Stellantis, né de la fusion de PSA et FCA, son président Carlos Tavares a accordé diverses interviews et conférences, notamment au sujet de l’avenir de ses marques.

Dans une interview accordée à nos confrères du magazine d’actualités français Le Point, le patron portugais a rappelé qu’aucune des 14 marques du groupe n’étaient menacées dans l’immédiat, réaffirmant avoir "garanti à leurs patron leur financement dans les dix prochaines années". Mais il a ajouté qu’il n’y avait "pas de situation statique ou protégée à l’infini". En clair, ce n’est pas parce qu’une marque a plus d’histoire ou d’aura qu’une autre qu’elle sera favorisée si elle ne parvient pas à prouver sa pérennité financière au-delà de la prochaine décennie. Une mise en garde principalement orientée vers les marques les plus instables de Stellantis : Alfa Romeo, Lancia, DS, mais également Chrysler outre-Atlantique.

"Alfa Romeo a une grande valeur… " mais pas à n’importe quel prix

Lors d’une conférence sur l’avenir de l’automobile organisée par le Financial Times, Tavares a par ailleurs déclaré que "beaucoup de constructeurs étaient prêts à acheter Alfa Romeo ces dernières années. Aux yeux de ces acheteurs, [la marque] a une grande valeur. Ils ont raison. [Elle] a une grande valeur". Mais le président a également précisé "Nous ferons ce qui doit être fait pour être hautement rentables avec la bonne technologie" sans préciser les modalités du plan d’investissement décennal, qui impliquera toutefois une bonne part d’électrification. On sait déjà que les prochaines Alfa seront contraintes de renoncer à la fabuleuse mais onéreuse plateforme Giorgio, utilisée par le Stelvio et Giulia, pour se calquer sur les plateformes modulaires du groupe PSA, économies d’échelle obligent.