Auto-moto Elle en a déjà trouvé un : BMW, mais ce n’est apparemment pas suffisant.

C’est l’évidence même, le groupe Jaguar Land Rover est en difficulté, notamment à cause du Brexit, de la baisse des ventes du groupe en Chine pour la première fois depuis trois décennies, mais aussi, et surtout, à cause du bashing actuel du diesel. JLR a ainsi annoncé une perte d’un peu moins de 4 milliards d’euros en 2018. On se croirait revenu en 2008, lorsque Jaguar appartenait encore à Ford et perdait plus d’un milliard de dollars cette année-là.

Deux ans plus tard, l’indien Tata était venu au secours de ce fleuron de l’industrie automobile britannique et reconstruisait JLR à l’image des marques haut de gamme allemandes. Et le miracle avait lieu : en 2010, deux ans après sa cession, JLR était rentable.

Mais l’histoire se répète et aujourd’hui, JLR doit trouver des partenaires. Il vient de s’associer à BMW. Les deux constructeurs développeront conjointement des motorisations électriques. Ils s’appuieront sur la technologie eDrive de 5e génération de BMW, qui sera lancée l’année prochaine avec l’iX3.

Selon nos infos, JLR envisagerait d’électrifier toute sa gamme, dont la future XJ et sa version SUV J-Pace.

Tata a déjà coupé l’herbe sous le pied à une rumeur persistante comme quoi il voudrait désormais se débarrasser de cette branche britannique coûteuse et encombrante. "Pas question de vendre", dit-on en Inde.

eN REVANCHE, les partenaires sont les bienvenus. Et BMW, apparemment, ne suffit pas. Notamment pour le développement de la conduite autonome.

On sait que les ingénieurs de JLR ont déjà bien avancé dans le domaine, mais le développement de la voiture de demain nécessite des budgets colossaux et quand on perd soi-même des sommes astronomiques, les robinets se ferment.

L’équation est donc difficile à résoudre dans un contexte politique où personne n’est plus sûr de rien. Et Boris Johnson peut bien dire tout ce qu’il veut…