La semaine européenne de la mobilité touche à sa fin, avec, aujourd’hui, la journée sans voiture si attendue des Bruxellois.

Attention, petit rappel à l’adresse du grand public, ce sont tous les engins à moteur qui sont concernés, même les véhicules électriques à deux, trois ou quatre roues, à l’exception des seuls vélos à assistance électriques qui, eux, sont autorisés.

Même si vous possédez un petit scooter électrique équivalant à un 49 cc et circulant, sans bruit, à 25 km/h, vous devrez le laisser à la maison. Quand on y réfléchit, c’est un peu antinomique lors d’une journée dont le but, on l’oublie parfois, n’est pas de participer à une grande récréation pour vélos, rollers et autres skateboards, mais bien d’inciter les gens à utiliser un mode de transport écologique…

Il faut dire qu’à l’époque où l’Europe décida de mettre cette journée sur pied, tout à la fin des années nonante, les véhicules électriques n’étaient qu’à leurs premiers balbutiements au niveau du marché. Aujourd’hui, ce n’est plus tout à fait le cas, même si la situation des voitures qui carburent au 220 volts est loin d’être florissante.

La situation évolue sensiblement toutefois et, au bout de cette semaine pour une mobilité différente, les responsables de Federauto ont tenu à faire le point. Sans concession.

"Le but avoué est atteint, nous dit-on du côté de la puissante fédération automobile, à l’occasion de E-Brussels : sensibiliser les décideurs de la région de Bruxelles. En Europe, la capitale est une des dernières de la classe en matière d’infrastructure de recharge pour véhicules électriques. Le message est clair : les voitures existent, la clientèle aussi et le confort que ces voitures procurent à la population en milieu urbain est indéniable, puisqu’elles sont silencieuses et n’émettent aucun gaz de résidus de combustion. Il faut maintenant donner les moyens de développer une infrastructure de recharge."

Le message est clair en effet. Federauto dit même anticiper la situation "car c’est une profonde mutation du secteur automobile qui est en train de se produire."

Mais les incitants fiscaux doivent suivre pour booster le marché. "Les véhicules électriques et plus généralement écologiques à propulsion alternative (électrique et gaz naturel) doivent bénéficier d’un meilleur soutien fiscal tant dans le segment particulier que des voitures de société. Cela nécessite la mise en place d’une vision d’avenir solide dans les prochaines années." Une vision à long terme en effet…