Souvenez-vous : au pic de la crise sanitaire du Covid-19 et des confinements mis en place dans de nombreux pays, le baril de pétrole brut américain (Brent) affichait un cours négatif pour la première fois de son histoire. Bien que cette situation exceptionnelle n’ait pas duré, le baril ne s’échange aujourd’hui qu’à un peu moins de 40€. Un montant qui reste insuffisant pour assurer la rentabilité de nombreux sites d’extraction et de raffinage, pour lesquels le seuil de rentabilité se situerait autour des 47€ ; tarif qui ne devrait pas être durablement atteint à court terme.

40% de pétrole en moins

Selon Reuters, BP aurait donc pris la décision de réduire sa production de pétrole de 40% au cours de la prochaine décennie, soit l’équivalent d’un million de barils… par jour. L’entreprise stoppera donc la majorité de ses activités de prospection et entend se retirer de plusieurs pays du moyen orient comme l’Azerbaïdjan, l’Irak, le Sultanat d’Oman ou encore les Emirats Arabes Unis.

© BP

20 fois plus de renouvelable

Dans le même temps, le groupe britannique souhaite faire passer sa production d’électricité renouvelable de 2,5 Gigawatts actuellement à 50 GW ! Une stratégie qui s’inscrit dans la volonté de Bernard Looney, PDG de BP depuis février dernier, de "décarboner" son groupe ; défi colossal lorsqu’on parle d’une société pétrolière.