Même si vous êtes au faîte de la culture automobile, le nom de Seres ne doit pas vous évoquer grand-chose. Ne vous laissez pas tromper par son siège social situé dans la Silicon Valley, Seres est bel et bien un constructeur chinois, filiale du groupe Chongqing Sokon. Il dispose toutefois d’implantations aux quatre coins du monde, dont des filiales R&D aux Etats-Unis et au Japon, et des usines d’assemblage en Chine et aux Etats-Unis.

Seres partage toutefois un point commun avec Tesla : Martin Eberhard, fondateur et premier PDG de la marque américaine avant d’en céder les rênes à Elon Musk, est également à l’origine de la marque Seres. Après son départ de Tesla, il a en effet fondé une nouvelle entreprise de développement de motorisations électriques, inEvit, rachetée par Seres en 2017.

© Seres

SUV électrique

Sans surprise, le premier modèle importé en Belgique est un SUV. Un modèle exclusivement électrique animé par un moteur électrique de 120 kW (163 ch) alimenté par une originale batterie lithium-fer-Phosphate (LiFePO4) qui ont la particularité d’être dépourvue de Cobalt. De quoi mettre à mal un argument souvent soulevé par les détracteurs de la mobilité électrique.

D’une capacité de 53,61 kWh, la batterie d’un nouveau genre promet 329 km d’autonomie WLTP, et peut être rechargée à 80% en 30 minutes sur une borne de charge rapide.

Avec ses 4,39 m de long, le Seres 3 joue dans la même cour que les Kia e-Niro, Peugeot 2008 et MG ZS EV. Son design très passe-partout ne devrait pas être un atout dans ses ambitions de conquête, au contraire de son prix : 32.690€ pour l’entrée de gamme, à l’équipement déjà très correct.

© Seres