L’annulation en dernière minute du Salon de Genève, riche en nouveautés, en mars dernier, avait fait couler beaucoup d’encre. Mais vu l’ampleur qu’a pris la crise sanitaire, il en valait mieux ainsi. À tel point que les organisateurs du Salon de Genève avait déjà annoncé, l’été dernier, l’annulation de l’édition 2021. Mais les dernières révélation d’Automotive News Europe, généralement à la source de l’information, redistribuent les cartes.

Fermé au public et sur 3 jours seulement

La fondation GIMS (Geneva International Motor Show, rien à voir avec le chanteur) aurait finalement vendu les droits aux gérants du Palexpo, lieu dans lequel se déroulait la manifestation. Ces derniers ont réfléchi à une formule "minimum" pour éviter des rassemblements trop importants. Concrètement, le Salon de Genève ne serait plus accessible au public mais uniquement à la presse, en nombre très limité, et pendant 3 jours au lieu de 10 habituellement. Toujours selon Automotive News Europe, Palexpo proposerait 3 formules "all-in" aux constructeurs, incluant la location du stand et des locaux, dont la taille varierait selon le nombre de voitures exposées (de 1 à 4 maximum). Le nombre maximum d’invités par constructeur dépendrait également de la formule retenue (de 10 à 100 personnes maximum). Des sommes de 150.000 francs suisses pour la première formule (1 voiture et 10 invités), à 750.000 francs suisses (4 voitures et 100 invités) ont été avancées. Reste à voir si les constructeurs vont marcher, ou non. Mais les organisateurs ont encore quelques semaines devant eux, le Salon de Genève se déroulant habituellement en mars.

Et Bruxelles ?

La Febiac (Fédération de l’auto et du cycle), à la manœuvre du Salon de Bruxelles, a beaucoup moins de temps pour se décider… Une réunion d’importance capitale a lieu ce mardi 22 septembre mais le responsable communication, Joost Kaesemans, nous l’a encore confirmé : "Aucune communication ne sera faite avant début octobre". Les organisateurs du Brussels Motor Show peuvent-ils s’inspirer des discussions en cours pour le Salon de Genève ? C’est peut-être une piste mais rappelons encore que les deux événements sont très différents : alors que Genève est vu comme une vitrine de l’automobile, à Bruxelles, ce sont près de 30% des ventes annuelles d’un constructeur qui se jouent. L’enjeu commercial est donc capital pour le secteur automobile belge. Et organiser un Salon sans public serait un grand manque à gagner… L’équation est donc loin d’être simple.