Dès ce 3 mars, utiliser Waze, Google Maps, Spotify ou Deezer nécessitera d’utiliser un support pour smartphone. En effet, si tenir son smartphone en main en conduisant était déjà répéhensible, ce sera aussi le cas désormais du conducteur qui utilise son smartphone (ou un autre appareil électronique muni d’un écran tel qu’une liseuse, une tablette ou un appareil photo) posé sur ses genoux, sur le siège passager, ou dans un espace non prévu à cet effet. Il sera donc toujours possible de « zapper » un titre musical ou d’ajouter une étape sur le trajet, à condition que le téléphone soit correctement fixé.

Lorsque le smartphone n’est pas utilisé ou lorsqu’il est connecté à l’écran du véhicule via USB ou Bluetooth par des applications telles qu’Apple Carplay ou Android Auto, il reste bien évidemment permis de ranger le téléphone dans d’autres espaces, notamment sur le chargeur Wireless si la voiture en est équipée.

Amende relevée

Des supports sont vendus un peu partout, à fixer au pare-brise, sur les bouches de ventilation ou même magnétiques, pour quelques euros seulement. Et mieux vaudra donc s’en procurer un rapidement car le montant des amendes pour utilisation du smartphone au volant a également été relevé, de 116 à 174€.

Risques multipliés par 23 !

L’Agence Wallonne pour la Sécurité Routière (AWSR) rappelle que 5 % de l’ensemble des accidents de la route avec blessés ou tués sont dus à l’usage du téléphone mobile, soit 9 accidents avec tués ou blessés par semaine. Un conducteur wallon sur 4, téléphone parfois avec son téléphone en main lorsqu’il est au volant et la même proportion de conducteurs l’utilisent également pour lire ou répondre à un message. Même si le téléphone est utilisé lors d’un embouteillage ou à un feu rouge (ce qui est interdit), les risques d’accident sont multipliés au minimum par 3 pour un appel, et par 23 pour l’envoi d’un message !