Diesel ou essence ? Moteur thermique, électrique ou hybride ? Depuis deux ou trois ans, effectuer un choix parmi les différents types de motorisation est devenu un vrai casse-tête. Olivier Piret, patron de cinq concessions Mercedes-Benz SAGA-Piret dans le Hainaut et le Brabant wallon, nous livre sa vision des choses.

Au sein des Etablissements SAGA-Piret, le grand virage qu’a connu le monde de l’automobile en 2017-2018 s’est traduit par une augmentation sensible des parts de marché des véhicules à essence au détriment de celles du diesel. Dans la famille des compact cars (Classes A, B, CLA, GLA) de Mercedes-Benz, on atteint presque la parité essence/diesel. « La proportion de ventes d’essence est passée pour l’ensemble de notre gamme de 22% à 39% », décrit Olivier Piret, l’Administrateur délégué. « Uniquement pour nos compacts cars, nous sommes passés de 28% à 48% pour les essences, contre 52% pour les diesels. Cette proportion 2018 s’est stabilisée dans nos ventes 2019 », complète Quentin Renard, Sales Manager Mercedes-Benz Cars.

Consommateurs dans l’incertitude

« Pour orienter son choix entre diesel et essence, le client se pose systématiquement trois questions », poursuit Olivier Piret. La première concerne l’aspect écologique : « Est-ce que le moteur diesel pollue vraiment plus que l’essence ? » La deuxième touche au portefeuille : « Est-ce que cela coûtera plus ou moins cher de rouler à l’essence vu l’augmentation du prix du diesel à la pompe ? » Enfin, le client se pose des questions pratiques : « Est-ce que demain on pourra encore se rendre dans les grandes villes avec un moteur Diesel ? Quelle norme y aura-t-il à respecter ?... »

Transition

Et puis il y a tout le débat sur la transition énergétique. Avec une question de fond pour l’automobile : le moteur thermique a-t-il encore de l’avenir ? Mercedes-Benz se prépare en tout cas depuis longtemps à cette transition. Le constructeur allemand est ainsi parmi les pionniers dans l’ère du SUV 100% électrique avec un véhicule qui offre plus de 400 km d’autonomie, l’EQC.

« L’offre Mercedes Benz s’étoffe de plus en plus avec de nombreuses motorisations en Plug in Hybride, des véhicules essence et diesel que l’on peut recharger à la maison sur une prise secteur ou sur une borne de recharge rapide et obtenir ainsi une autonomie de 30 à 100 km, suivant les modèles. D’ici 2025, nous comptabiliserons pas moins de dix modèles électriques dans notre gamme », se réjouit Olivier Piret.

Les Etablissements SAGA-Piret possèdent actuellement des concessions à Nivelles, La Louvière, Mons, Saint-Ghislain et Tournai. Ils proposent toute la gamme Mercedes-Benz à une clientèle de particuliers (40%) et de petites et grandes entreprises (60%) : voitures, utilitaires, mais aussi véhicules d’occasion, service après-vente, ainsi qu’un département carrosserie agréé toutes marques. « En mai 2020, l’entreprise ouvrira une nouvelle concession à Nivelles qui répondra à toutes les exigences du marché en termes de digitalisation et d’électrification. »

Olivier Piret ajoute que pour les consommateurs qui souhaitent encore attendre un peu avant de faire le pas, des solutions de location (private lease ou leasing pour professionnels) peuvent s’avérer intéressantes, « et surtout sans risques de subir une dévaluation de leur véhicule acheté en fonds propres. »

Le moteur thermique n’est pas fini !

Pour autant, l’abandon du moteur thermique n’est certainement pas pour tout de suite », estime quant à lui Quentin Renard. « Même s’il est indéniable que les énergies alternatives ne sont plus un projet mais bien une réalité, la transition ne se fera pas du jour au lendemain. Celle-ci doit en effet tenir compte du coût de la nouvelle technologie et de l’infrastructure qui en découle. Dès lors, le moteur thermique a encore de belles années devant lui, et plus spécialement le moteur Diesel, qui a bénéficié d’énormément de développements technologiques le rendant toujours plus performant, économique et moins polluant. »

Diesel décrié à tort

Quentin Renard précise que le moteur thermique, bien que pointé du doigt, est particulièrement performant en termes de rendement et d’émissions dans les automobiles modernes. Bien plus qu’il y a quelques années. « Mercedes-Benz a investi énormément en recherche et développement à cette fin. Il est certain que chacun de nous doit réfléchir à limiter son empreinte écologique par une mobilité quotidienne réfléchie. Dans cette optique, remplacer un ancien véhicule par une automobile moderne et peu polluante est un excellent choix. En termes d’émissions d’oxydes d’azote, les dernières générations de diesel font désormais aussi bien, et même parfois mieux, que les essences. Même chose au niveau des particules fines : là où le moteur à essence a toujours été meilleur élève que son cousin, les émissions de particules fines, voire ultrafines, ont considérablement diminué sur les motorisations diesel. » Le rendement d’un moteur diesel est en moyenne de 18% supérieur à celui d’un moteur à essence de puissance équivalente. Cela se traduit donc par une consommation plus faible, mais surtout un moindre rejet de CO2. »

Diesel toujours plus économique

Quant à l’aspect économique, le moteur diesel consomme toujours moins que son homologue essence. « Plus ce véhicule est imposant et avec un faible taux de pénétration dans l’air, plus cette différence est importante », explique Quentin Renard. « La moyenne des kilomètres parcourus chez les clients Mercedes-Benz étant de 25.000km/an, le diesel reste un choix économiquement plus intéressant, surtout à partir de la gamme Classe C, et ce malgré l’augmentation du prix du diesel à la pompe. » En revanche, en-dessous de ce kilométrage annuel, un rapide calcul peut vite aider chaque client à faire son choix. « Dans ce cas, à l’achat et à l’entretien, le véhicule diesel sera sensiblement plus onéreux. En consommation, ce sera l’inverse. Nos conseillers peuvent rapidement aider à faire ce calcul en fonction de la situation de chaque client. »

Pour terminer, en ce qui concerne les aspects pratiques, Olivier Piret souligne que la dernière génération de moteurs diesel, c’est-à-dire ceux aux normes Euro 6d, pourra encore circuler sur nos routes après 2030 selon les derniers projets de loi. « Sur ce point, nous ne pouvons cependant que nous référer à l’évolution de la situation politique et les décisions prises à ce niveau. »

© Mercedes SAGA-Piret

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