La Honda e, c’est la petite star du Salon. Et l’enthousiasme du public est énorme.

Cette petite Honda électrique, ça fait longtemps qu’on en parle. Longtemps aussi qu’on a découvert sa carrosserie en photo. Le prototype dévoilé il y a plus d’un an était quasi identique à la voiture de production. Mais la découvrir en vrai et surtout voir l’enthousiasme du public à son égard, c’est autre chose.

"Elle apparaît plus grande en vrai qu’en photo", nous confie avec un large sourire Chantal, venue de Haine-Saint-Pierre avec son mari.

"Et plus jolie aussi", ajoute Marc en s’immisçant dans la conversation. "Et puis, il y a quatre vraies places, ce que je ne croyais vraiment pas au départ."

Un peu à l’écart, Georges De Wulf, PR de la marque, rigole dans sa barbe (qu’il n’a pas). "Je n’en reviens presque pas moi-même de voir le succès et l’enthousiasme du public pour cette voiture. Il faut dire qu’elle est quand même novatrice. D’abord, elle a une bouille très sympa et suscite d’emblée un sourire sur le visage des visiteurs. Mais surtout, elle a été pensée comme une voiture électrique. Ce n’est pas une auto classique qu’on aurait transformée pour être plus verte."

Pleine de nouveautés, c’est sûr. Adaptée à une clientèle 2.0, sinon 3.0, c’est encore plus évident. Cela nécessite d’ailleurs pas mal d’explications sur le stand. "Vous aurez remarqué qu’elle n’a pas de rétroviseur extérieur, enchaîne Georges De Wulf. En fait, ils sont remplacés, à l’intérieur, par deux des cinq écrans qui composent le tableau de bord, ceux qui sont situés aux extrémités."

Car cela aussi, c’est assez révolutionnaire. La planche de bord ne ressemble en rien à ce qu’on peut trouver dans un véhicule plus classique. "Mais rien n’est classique dans cette voiture. Les écrans du tableau de bord, pensés comme des iPads (ils sont tactiles), peuvent s’adresser tant au conducteur qu’au passager. On peut même les intervertir. Le passager avant a envie d’avoir le GPS devant lui plutôt que la radio, ou inversement ? Pas de souci d’un geste de la main, on fait passer l’écran de gauche vers la droite dans un ‘swipe’ devenu courant sur toutes les tablettes et même les pc portables."

On en arrive à la question qui gêne, celle de l’autonomie : plus ou moins 200 km, c’est quand même peu pour une voiture vendue, en base, 34 500 €. "C’est vrai que le chiffre brut refroidit un peu mais avec les explications qu’on donne, les gens comprennent rapidement que la plupart d’entre eux n’ont pas besoin de plus. Au contraire de beaucoup d’autres constructeurs qui proposent des voitures plus lourdes, avec de grosses batteries, on a pris l’option d’un véhicule qui joue le parfait équilibre entre son poids, sa petite batterie... et son prix. Une batterie que l’on peut d’ailleurs recharger à 80 % en une demi-heure. Grâce à cette option, on obtient un véhicule léger, agile, fun à conduire, qui plus est en propulsion (arrière) ce qui permet un rayon de braquage de 4,30. Elle tourne comme une toupie et, en ville, on sait l’avantage que ça procure."

En tout cas, les concessionnaires, paraît-il, ont bien du travail avec les clients intéressés. Les premiers acquéreurs recevront déjà leur exemplaire pour l’été !