Auto-moto Selon l’indice Jato, le géant japonais est largement en tête de la course aux basses émissions C02.

"Rira bien qui rira le dernier." On connaît l’adage, il semble s’appliquer parfaitement à la réflexion que nous fait Aurélie Gerth, responsable belge de la communication chez Toyota.

"Lorsqu’on a lancé la première Prius hybride en 1997, on nous a un peu ri au nez, confie-t-elle. Voyez où on en est 22 ans plus tard ! On a créé l’hybride parce qu’on croyait vraiment en ce concept pour l’avenir. Et pourquoi, avant tout, une hybride autorechargeable ? Parce que ce nous sommes un constructeur qui s’adresse d’abord à la masse. Et cette solution, tout le monde y a accès. Pas besoin d’avoir une maison avec garage. Pas besoin non plus de câbles de recharge à transporter. Pas besoin de mettre une alarme… pour ne pas oublier de recharger son véhicule. Au lieu de cela, la voiture se recharge, seule, en roulant. Le conducteur n’a rien à penser, il peut juste se concentrer sur sa conduite et, en ville, rouler jusqu’à 70 % en électrique."

Pour notre part, nous restons convaincu que l’hybride autorechargeable est la meilleure solution pour effectuer la transition vers le tout électrique. Surtout dans un pays comme la Belgique où l’on n’est pas très loin (c’est un euphémisme !) en matière d’infrastructure de recharge des véhicules électriques.

Pourtant, si on analyse les chiffres de vente de Toyota où l’on en est à plus de 60 % de ventes d’hybrides, avec un pic, même, à 68 % pour le modèle C-HR, le Belge semble prêt à débourser plus pour polluer moins.

L’effort n’est pas mince, puisque, par exemple, entre une Yaris 5 portes de base (essence, 1,0 l, boîte manuelle) et une version hybride (essence, 1,5 l boîte auto), il y a quand même 4 000 € de différence. "De fait, réplique Aurélie Gerth, mais la comparaison n’est pas tout à fait exacte, car la version hybride est nettement mieux équipée. Notamment avec sa boîte automatique. À équipement égal, la différence est estimée à 1 500 €. Mais oui, le Belge est prêt à faire cet effort pour une solution plus verte, pratique et de qualité. Nos chiffres le prouvent."

En attendant, un coup d’œil à ce classement Jato 2018 montre que si Toyota pointe largement en tête ("on est passé à 97 g/km depuis ce classement", remarque Mme Gerth), les mauvais élèves de la classe, eux, ont encore pas mal de chemin à faire pour atteindre le seuil critique des 95 g/km en 2021. Et les marques Premium, avec nombre de grosses voitures dans leur gamme, ne sont pas en très bonne position…

© D.R.