Auto-moto La Polo GTI a bien grandi, s’embourgeoise un peu mais son volant se tient à deux mains en accélération franche pied droit !

GTI, l’appellation reste magique chez VW. La 5e génération de Polo est à la hauteur de son sigle, lequel, au fil des années, a fait rêver plus d’un automobiliste sportif. Les temps ont bien changé. Nous nous souvenons de la toute première Golf GTI, une vraie bombe à l’époque de sa sortie avec ses… 110 ch ! Cette Polo, qui passe d’un moteur 1 800 à un 2,0 l par rapport à la génération précédente, en compte 90 de plus ! Et les comparaisons avec la grande sœur sont amusantes. Oui, cette Polo a bien grandi (+ 8 cm en longueur et + 7 cm en largeur par rapport à sa devancière), elle a les dimensions d’un Golf 3 (de 1997), le poids de la Golf 4 et la puissance de la Golf 5 GTI.

À son volant, on a parfois l’impression qu’elle fait plus de bruit qu’elle n’avance… et pourtant, elle avance ! De 0 à 100, elle n’a besoin que de 5/10e de seconde de plus que la Golf GTI Performance (de 245 ch) et seulement 1/10e de plus qu’une GTI classique (de 230 ch). De là à dire qu’on a affaire à une mini Golf GTI, il y a un pas qu’on peut, ma foi, aisément franchir.

En prenant du coffre, dans tous les sens du terme, cette Polo GTI s’embourgeoise aussi un peu, offrant des vraies places à l’arrière et un volume de chargement en hausse de 71 litres.

Elle procure aussi un confort assez inattendu (tout étant relatif), grâce à des suspensions qui ne sont pas excessivement fermes. L’équipement est complet au niveau des assistances et des aides à la conduite et à la sécurité.

En mode "père de famille, posé mais dynamique", elle se révèle même assez sobre (moins de 8 litres). L’ambiance à l’intérieur est jeune et moderne, avec de nombreuses possibilités de personnalisation comme il se doit pour ce genre de véhicule.

On ne va pas vous mentir, en rase campagne, on l’a quand même poussée un peu dans ses retranchements. En accélération, il s’agit alors de bien tenir le volant à deux mains, car, en recherche de motricité, dans les premiers rapports, le train avant louvoie un peu plus que légèrement, sans jamais, toutefois, se montrer insécurisant. On finit même par s’habituer au sous-virage assez prononcé quand on entre un peu vite en courbe. Le train arrière, lui, ne bouge pas. Sur des rails. Logique, finalement, pour un train…