Suite à l’invasion de l’Ukraine, la plupart des constructeurs de ces régions ont mis fin - temporairement ? - à leurs activités en Russie. Certains comme Volvo, Jaguar-Land Rover, Ford ou General Motors (Chevrolet, Cadillac) l’ont annoncé publiquement. Mais toutes les autres marques européennes et américaines sont forcées de le faire également en raison des sanctions économiques décidées par l’Union européenne et les Etats-Unis. Si les constructeurs japonais sont moins catégoriques, Toyota, a toutefois également mis à l’arrêt ce 3 mars son usine de St Petersburg. Le géant japonais rejoint ainsi Honda et Mazda qui avaient déjà pris de telles décisions quelques jours plus tôt.

L’Europe également touchée

Même les constructeurs qui ne produisent pas en Russie ne sont pas épargnés. BMW, Volkswagen, Skoda, Porsche, Mercedes, et probablement d’autres qui ne manqueront pas d’allonger cette liste ont été contraints de suspendre leur production dans leurs usines tchèques et allemandes. Ces marques se fournissent en effet en câblages électriques auprès de fournisseurs de l’ouest de l’Ukraine, dont les installations ont évidemment été stoppées.

Le conflit a également un impact négatif sur la valeur boursière du Groupe Renault. La Russie est en effet le second marché du constructeur français, également propriétaire du constructeur national Lada. L’action a dévissé de 11% ce mardi.

Délais encore allongés

Voilà en tout cas un nouveau coup dur pour l’industrie automobile, déjà lourdement impactée par les pénuries de semi-conducteurs. De quoi allonger encore sensiblement les délais de production et de livraison, déjà extrêmement longs, surtout pour le groupe Volkswagen pour lequel les galères semblent s’accumuler.