Après l’édition 2020 annulée en toute dernière minute pour cause de Coronavirus, c’est désormais l’édition 2021 du Salon de l’auto de Genève (GIMS) qui est officiellement supprimée. Et les indicateurs pour l’avenir ne sont pas bons même s’il reste une bouée de sauvetage.

On vous en parlait déjà voilà quelques semaines : l’annulation du Salon automobile de Genève alors que les portes étaient prêtes à s’ouvrir a mis la société organisatrice dans une situation financière compliquée. Celle-ci vient d’ailleurs d’annoncer qu’elle n’organiserait pas non plus en 2021 celui qui reste – restait jusqu’en 2019 en tout cas – l’un des trois salons automobiles majeurs en Europe.

Le Comité et le Conseil de la Fondation du Salon International de l’Automobile de Genève ont motivé leur décision par un sondage réalisé auprès des principaux exposants, comprenez les constructeurs automobiles, et les incertitudes liées à l’évolution de la pandémie au cours des 9 prochains mois.

"La majorité des exposants a indiqué qu'elle ne participerait probablement pas à une édition 2021 et qu’elle favorisait une prochaine édition en 2022. Le secteur automobile étant actuellement confronté à une crise majeure, les exposants ont besoin de temps avant de pouvoir investir dans un salon. En outre, il n'est pas certain que la situation sanitaire permette l’organisation d’un événement regroupant plus de 600.000 visiteurs et 10.000 journalistes au printemps prochain".

Palexpo, lueur d’espoir ?

Par le même communiqué, la Fondation réitère son refus du prêt consenti par l’Etat de Genève, expliquant que certaines clauses l’obligeant à commencer le remboursement dès juin 2021, sans avoir eu de rentrées d’argent entre-temps, étaient irréalisables.

La solution envisagée est désormais la cession des actifs de la Fondation à Palexpo SA, la société qui gère le palais des expositions où se tient le Salon. Cette dernière obtiendrait alors les droits d’organisation du Salon et serait donc libre de se charger elle-même de la mise sur pied de l’événement en 2021. L’espoir d’arpenter les allées du GIMS l’an prochain n’est donc pas tout à fait éteint, mais il est infime. Dans tous les cas, un accord devra être rapidement trouvé sans quoi la faillite semble inévitable, comme l’expliquait récemment Sandro Mesquita, directeur du GIMS.