Commercialisé en début d’année 2019, le Suzuki Jimny de quatrième génération – même s’il n’est que le second à porter l’appellation en Europe – voyait sa carrière brusquement interrompue en janvier dernier malgré une demande pour le modèle au plus haut. La raison est à chercher dans les normes CAFE (Corporate Average Fuel Economy) draconiennes qu’impose l’Union Européenne aux constructeurs automobiles. Celles-ci limitent les rejets moyens sur l’ensemble des ventes d’un groupe automobile à 95 gr/km. Hors, malgré son gabarit réduit et son moteur 1.5l économique, le petit Jimny annonçait 154 gr/km, voire même 170 gr/km en version automatique, la faute à son architecture de vrai baroudeur et son aérodynamisme précaire. Trop, pour le constructeur qui le retirait précipitamment du catalogue européen.

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La parade

Suzuki a trouvé la parade pour continuer à proposer l’adorable petit franchisseur sans se voir pénaliser. Il sera désormais proposé exclusivement en deux places, ce qui lui permet de répondre aux conditions pour être considéré comme un utilitaire. Ses rejets de CO2, inchangés, ne sont ainsi plus comptabilisés dans le calcul de la moyenne des émissions.

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Le Jimny s’équipe donc d’une surface de chargement plane à l’arrière et d’une cloison grillagée pour protéger les occupants. Le volume utile est ainsi porté à 863 litres. Cette solution semble bien vue de la part du constructeur japonais. Le Jimny est en effet privilégié par les utilisateurs ruraux, qui s’en servent pour leur travail ou leurs loisirs dans la nature, renonçant souvent d’eux-mêmes aux places arrière qui, une fois en place, réduisent l’espace utile à néant.

Les équipements restent similaire à la version civile (freinage actif d’urgence, aide au démarrage en côté, assistant de descente…)

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