L’Allemagne veut avoir sa propre usine de recyclage.

Les détracteurs de la voiture électriques utilisent, souvent à raison, des arguments forts pour étayer leur thèse : prix d’achat trop élevé, manque d’autonomie si on n’a qu’une voiture par ménage et si on doit envisager de longs déplacements de temps en temps, gros déchets - non recyclables ou non recyclés - dans le domaine des batteries, faute d’entreprises spécialisées dans le domaine.

En ce qui concerne ce dernier argument, la conscience des autorités évolue enfin. Et c’est quelque part logique puisque pouvoirs publics et constructeurs automobiles n’ont jamais plus vanté les mérites des voitures électriques qu’aujourd’hui. Le ministère fédéral allemand de l’Environnement, du Climat et de l’Économie énergétique prend le taureau par les cornes et a décidé de financer, à hauteur de 13 millions d’euros, l’usine de démantèlement DeMoBat construite pour le recyclage des batteries et des moteurs de véhicules électriques. La démarche est importante parce qu’elle permettra, entre autres choses, de récupérer des matériaux précieux, chers et rares. Le démontage minutieux, assisté par robot, des batteries et des moteurs assurera en effet la récupération de matières comme le cobalt, le nickel et le graphite, qui pourront donc être réutilisés.

Le ministère insiste toutefois afin que les processus de recyclage se fassent dans le respect de l’environnement. Il s’agit à la fois de réduire la dépendance aux importations en matières premières mais aussi d’améliorer considérablement l’impact environnemental des véhicules électriques sur leur cycle de vie. Les groupes Siemens et Daimler sont parties prenantes dans cette entreprise.