Auto-moto Depuis un an et demi, ce petit bouton SOS est obligatoire dans les voitures neuves.

Les accidents graves qui se sont produits ce lundi à Waterloo et Laeken nous rappellent que malgré toute la technologie embarquée, le risque zéro n’existe pas, tant s’en faut.

Depuis le 1er avril 2018, les nouvelles voitures sont obligatoirement équipées de l’eCall, ou système d’appel d’urgence, dont, soit dit en passant, Peugeot fut le précurseur en l’installant, en option, sur ses véhicules en… 2003.

De quoi s’agit-il exactement? En fait, c’est ce petit bouton rouge frappé de la mention SOS (et parfois recouvert d’un cache pour éviter les usages abusifs ou par inadvertance) qui est généralement placé dans le ciel de toit au-dessus du rétroviseur central. Le système se compose d’un boîtier électronique, d’un GPS et d’une carte Sim, il permet de contacter les services de secours en cas d’accident.

Ce système (qui est gratuit) s’active automatiquement après le déclenchement de l’airbag. L’utilisateur peut également l’actionner manuellement en cas de collision légère ou de malaise, en pressant simplement le bouton.

Une fois l’appel déclenché, une double connexion s’établit. L’automobiliste est mis en relation avec un opérateur (112) auquel il peut transmettre toutes les informations nécessaires pour évaluer au mieux la situation et définir les moyens d’intervention les plus appropriés. Et dans le même temps, une transmission automatique de données fournit des renseignements tels que la localisation du véhicule, la marque, le modèle, le type de carburant ou encore des données concernant l’impact.

La localisation de l’accident grâce à la balise GPS est l’un des points les plus importants. Ainsi, même avec des occupants inconscients ou groggy, les services de secours peuvent réagir très vite. On estime que, grâce à l’eCall, 2 500 vies sont sauvées chaque année en Europe.

Comme on le rappelle chez Vias, "les pompiers parlent souvent de l’heure vitale pour les traumatismes. Plus on attend pour arrêter les hémorragies, pour stabiliser les fractures importantes, plus le risque de décès est élevé. D’où la nécessité de réagir ultra rapidement. Chaque seconde compte. Et on estime que grâce à ce système, dans 15 % des accidents, la gravité des blessures des personnes impliquées pourra être réduite".