Les chiffres devraient encore augmenter dans les prochaines années, mais ils sont déjà impressionnants : au premier trimestre de cette année, près d’un véhicule sur trois (31,3 %) était équipé d’une motorisation électrifiée. Dont 9,3 % pour du 100 % l’électrique, le reste étant de l’hybride, rechargeable ou non.

Une hausse certaine - on était à 4,9 % de véhicules 100 % électriques nouvellement immatriculés en 2020 - favorisée par les politiques en matière d’électrification des flottes de véhicules de société : en 2026, seuls les véhicules zéro émission pourront encore être déductibles fiscalement. Résultat : 86,2 % des voitures 100 % électriques vendues au premier trimestre ont été immatriculées par des sociétés.

Les particuliers restent largement en retrait. En cause : des prix souvent supérieurs à ceux de la motorisation thermique (entre 10 à 20 % de plus en moyenne) mais également une autonomie jugée trop faible par certains automobilistes.

Si les premiers devraient diminuer dans les prochaines années, la deuxième s’améliore déjà. Il ne se passe désormais plus un jour sans qu’un constructeur automobile dévoile un nouveau modèle disposant d’une batterie à l’autonomie augmentée. De 50 km au début du millénaire, on était passé à 211 km en moyenne en 2015 et 338 km en 2020. Pour des marques spécialisées dans l’électrique, la hausse est encore plus flagrante : de 426 km en 2012 à 663 km l’an dernier, pour la Tesla Model S.

Avec l’évolution des technologies, l’autonomie des véhicules électriques devrait exploser. Et pas forcément dans dix ans. Récemment, le groupe Mercedes a dépassé de 8 km la barre symbolique des 1 000 km lors d’essais menés avec le concept car Vision EQXX roulant un maximum à la vitesse maximale autorisée et poussant même à des pointes à 140 km/h. Le tout par temps froid et pluvieux, mais avec, tout de même, un aérodynamisme extrêmement profilé et avec des roues étroites, limitant le frottement sur le bitume.

Une expérience qui pourrait faire vaciller le mythe d’une voiture électrique taillée pour les petits trajets. Dans un futur pas si lointain, il devrait être possible de partir dans le sud de la France, sans faire la moindre recharge.