53 pays membres de l’ONU, dont ceux de l’Union Européenne, ont ratifié un accord rendant obligatoire la présence de boîtes noires dans les voitures neuves dans le cas où elles sont équipées d’un assistant de maintien de voie actif, équipement qui tend à se généraliser.

Ce dispositif, couplé au régulateur de vitesse, permet d’automatiser la conduite sur autoroute dans les véhicules les plus récents. Le conducteur doit néanmoins conserver les mains sur le volant et se montrer prêt à reprendre le contrôle à tout moment si le système venait à montrer ses limites. C’est également le conducteur qui reste seul responsable en cas d’accident à l’heure actuelle. Le but de cette nouvelle réglementation est bien sûr d’être en mesure de préparer le terrain pour une plus grande automatisation de la conduite, et d’établir les responsabilités de chacun lorsqu’un accident surviendra. A l’image d’une boîte noire d’avion, ce dispositif enregistrera les données de conduite durant un certain laps de temps avant tout incident.

Autres changements

L’accord prévoit aussi que les systèmes d’assistance et de conduite automatisée qui en découlent ne puissent fonctionner que sur les routes équipées d’une berne centrale (ou d’une séparation physique des sens de circulation) et où sont interdits les usagers faibles tels que les piétons et les cyclistes. En outre, la vitesse maximale de fonctionnement du système ne pourra excéder 60 km/h.

Le véhicule devra également être équipé d’un système de détection du conducteur (via le bouclage de la ceinture notamment) et de son état de concentration (pour éviter qu’il s’endorme). Enfin, les écrans utilisés à un usage de divertissement durant les périodes où la conduite automatisée est activée devront être automatiquement désactivés lorsque le conducteur reprendra le volant.

Japon d’abord, Europe ensuite

Ce nouveau règlement contraignant prendra effet au Japon, pays à l’origine de la rédaction de cette proposition conjointement avec l’Allemagne, dès l’année prochaine. L’Europe lui emboîtera le pas « à une date ultérieure » encore inconnue pour l’instant, tandis que le Canada l’adoptera à son tour un peu plus tard.

Voilà qui devrait peut-être faire réfléchir les constructeurs au bien-fondé de la généralisation de tels systèmes qui risquent de générer de sérieux coûts supplémentaires à l’avenir. Le plus simple sera sans doute de laisser le choix au client.