Souvenez-vous : le 29 mars dernier, sans même attendre le premier avril, Volkswagen publiait un communiqué très sérieux annonçant son changement de nom pour ses opérations nord-américaines. La communication du constructeur ne présentant pas les traditionnelles références piscicoles de ce type de publication au second degré, et "l’information" étant confirmée par des sources internes aux grandes agences de presse, elle a vite fait la une des médias spécialisés et généralistes. Devant l’ampleur prise par l’affaire, Volkswagen a démenti quelques jours plus tard, et présenté ses excuses, non sans avoir réussi son coup sur le plan purement communicationnel : tout le monde sait désormais que la marque vend des voitures électriques !

Tout cela n’a pas du tout faire rire la Securities and Exchange Commission, le gendarme boursier américain, qui a ouvert une enquête pour déterminer dans quelle mesure cette blague avait pu avoir une incidence sur le cours des actions du groupe, qui avait significativement grimpé suite à cette annonce. Pas de quoi redorer l’image du constructeur, toujours écornée par le dieselgate outre-Atlantique.