Dans notre pays, le pick-up est considéré comme un véhicule utilitaire, qu’il soit acheté par des particuliers ou des professionnels. Leurs utilisateurs sont dès lors exemptés de taxe de circulation et ne paient qu’une taxe de circulation réduite anecdotique. Les indépendants et sociétés profitent en outre d’une déductibilité maximale de 100%. Des avantages fiscaux qui poussent de nombreux professionnels – les particuliers restant marginaux - à opter pour ce type de véhicule sans en avoir nécessairement l’utilité. En effet, ces véhicules ayant fait d’énormes progrès en termes de confort, d’équipements et d’agrément routier ces dernières années, ils sont souvent utilisés pour un usage privé et familial. Leurs ventes ont d’ailleurs explosé ces dernières années, jusqu’à tripler au cours de la dernière décennie !

Taxé comme une voiture

Le ministre Diependaele souhaite dès lors que ces véhicules soient taxés comme des véhicules particuliers lorsqu’ils sont utilisés à des fin privées, tout en précisant que « ceux qui utilisent des pick-up à des fins professionnelles pourront toujours bénéficier de la fiscalité avantageuse » à condition de pouvoir le prouver. Une révision discutée par le ministre flamand avec ses homologues wallons et bruxellois pour la voir appliquer sur tout le territoire.

Sans cet avantage, c’est tout un pan du marché automobile qui pourrait s’écrouler, notamment le marché de niche des pick-up américains qui représentent 800 à 1.000 immatriculations par an. Avec cette nouvelle loi, un RAM 1500 et son V8 de 401 chevaux seraient ainsi frappé d’une TMC (taxe de mise en circulation) de 4.957€ + 2.500€ d’Ecomalus en Wallonie ; et de… 11.000€ en Flandre. Quant à la taxe de circulation, elle passerait de 148€ à environ 3.000€ chez nous, 4.000€ au nord du pays.

Si cette proposition venait à être acceptée, elle ne serait toutefois pas appliquée avec effet rétroactif. Si vous hésitiez encore à opter pour un pick-up, c’est donc le moment de vous décider !

© RAM