Si 48% de Belges disent envisager l’achat d’une voiture électrifiée, 35% se dirigeront vers une motorisation hybride, mariant un moteur thermique (essence ou diesel) à un moteur électrique. Les voitures entièrement électriques récoltent 10% des suffrages, soit tout de même près du double de leurs parts de marché en 2021 (5,9%). Les 3% restants préfèreront se tourner vers d’autres alternatives telles que l’hydrogène.

L’économie plutôt que l’écologie

Cet intérêt croissant pour l’électrification ne se fait cependant pas pour des préoccupations environnementales, mais plutôt par pragmatisme économique. En effet, si 58 % mentionnent le changement climatique comme principale motivation, 46 % disent qu'ils reconsidèreraient cette décision si le prix de l'électricité était similaire à celui des carburants fossiles.

Parmi les motivations pour passer au VE, 37 % pointent des préoccupations de santé personnelle, 39% considèrent les taxes supplémentaires sur les moteurs à combustion interne, et 29 % citent les programmes d'incitation gouvernementaux.

Craintes et freins

Le coût de la recharge est l’un des principaux arguments des réfractaires à la voiture électrique, tout comme le prix élevé du véhicule et l'autonomie. Sur ce dernier point, l’étude nous apprend aussi que les consommateurs s'attendent à une autonomie de 626 km par charge complète ; un chiffre similaire aux attentes des pays voisins : 688 km en France et 616 km en Allemagne.

Si 58% des acheteurs potentiels s’attendent à charger principalement à domicile, ils pointent cependant trois obstacles à cette solution : le manque de possibilité d'installer un chargeur de VE (35 % des 35 à 54 ans), le coût de l'installation (50 % des 18 à 34 ans) et le manque de connaissances sur la façon de l'installer (42 % des 55 ans et plus).

Enfin, la voiture reste le moyen de transport favori des Belges, puisque 7% seulement disent ne jamais en utiliser. Les Belges restent en outre très attachés aux concessions et revendeurs d’occasion – surtout pour négocier le prix (48%) – puisque seuls 12% envisagent l’achat par Internet, principalement pour des raisons de facilité et de rapidité de la transaction.