Auto-moto Les matinées du week-end sont aussi les périodes à risque sur nos routes.

Proportionnellement au nombre de voitures circulant sur les chaussées, c’est durant la nuit qu’il y a le plus d’accidents qui engendrent des blessés.

Ce sont bien les heures de pointe durant lesquelles les accidents corporels sont les plus fréquents. Mais, en croisant les données avec la fréquentation des routes, l’Institut belge pour la sécurité routière (IBSR) remarque que rouler la nuit se révèle beaucoup plus dangereux.

Pour Benoît Godart, porte-parole de l’Institut, la nuit est bel et bien la période la plus accidentogène. "À ma connaissance, c’est la 1re fois que l’on met en relation le volume de trafic et les accidents. Il apparaît que les heures les plus dangereuses sont les heures de la nuit, que ce soit en semaine ou le week-end : la courbe des accidents est au-dessus de la courbe du trafic. Autrement dit, au regard de la part de trafic s’effectuant de nuit, la part d’accidents est trop importante."

Un autre détail ressort assez nettement quand on analyse un peu plus ces graphes. Le week-end, à l’aube, les accidents sont aussi proportionnellement très élevés. "On voit que les petites heures du matin pendant le week-end sont particulièrement dangereuses", confirme M. Godart.

Inversement, en semaine, aux heures de pointe, la courbe des accidents est en dessous de la courbe du trafic : on est donc en mesure de conclure qu’il y a peu d’accidents au regard du trafic. "C’est particulièrement le cas lors des heures de pointe du matin. Cela est certainement dû aux embouteillages qui réduisent la vitesse et la probabilité d’avoir un accident tuant ou blessant quelqu’un. Les statistiques d’accidents ne reprennent pas ici les accidents matériels", précise-t-il.

Pour ce qui est du volume de trafic, l’IBSR s’est basé sur l’enquête Beldam qui fournit bel et bien un graphique avec la répartition horaire de l’intensité de la circulation.