Andrej Babiš, premier ministre libéral de République Tchèque a déclaré dans une interview au journal iDnes qu’il ne serait "pas d’accord avec l’interdiction de vendre des voitures à carburants fossiles" et d’ajouter "Nous ne pouvons pas imposer ici ce que les fanatiques verts ont décidé au Parlement européen". L’homme de 67 ans en fera d’ailleurs l’un de ses points de campagne pour les élections législatives de l’année prochaine, et entend bien se pencher sur la question au second semestre 2022 lorsque son pays assurera la présidence de l’Union.

Homme d’affaires avant d’être une figure politique, Andrej Babiš tient ainsi à rassurer l’industrie automobile, pourvoyeur majeur d’emploi dans le pays. Outre le constructeur national Skoda, qui y fabrique toujours la majorité de ses modèles, Hyundai et Toyota y ont également des unités de production.

Dans sa croisade contre l’électrification forcée, le premier ministre pourra compter sur le soutien du Ministre italien de l’Ecologie Roberto Cingolani, qui souhaite une dérogation pour les constructeurs exclusifs (dont Maserati, Lamborghini et Ferrari), mais aussi du Groupe Renault, dont le vice-président de l’ingénierie Gilles Le Borgne souhaite voire cette décision reportée à 2040.