"Les FCEV (Fuel Cell Electric Vehicule, voiture électrique à pile à combustible NDLR) fonctionnant à l’hydrogène fournissent une densité énergétique élevée et un ravitaillement rapide, ainsi qu’une perte d’autonomie limitée à basse température, ce qui en fait une technologie idéale pour les véhicules plus grands et plus longs, ou ceux utilisés dans des environnements chauds ou froids" explique Land Rover dans son communiqué pour justifier le choix de cette technologie dans son imposant Defender. Il est vrai qu’avec son aérodynamique de parpaing, des batteries traditionnelles n’auraient sans doute pas permis d’atteindre une autonomie réelle satisfaisante. L’avantage est ici qu’un plein d’hydrogène ne prend pas plus de temps qu’un plein de carburant traditionnel.

Centrale électrique embarquée

Concrètement, une voiture à pile à combustible est une voiture électrique. Mais plutôt que de stocker son énergie dans des batteries par de longues heures de branchement, celle-ci est produite en interne via une "centrale électrique" embarquée : la fameuse pile à combustible. Celle-ci fait réagir l’hydrogène contenu dans le réservoir à l’oxygène de l’air pour produire l’énergie nécessaire au moteur. Les seuls rejets sont alors… de l’eau.

Solution idéale ?

Une solution idéale donc ? Oui, à condition que l’hydrogène utilisé soit produit de manière respectueuse de l’environnement, par électrolyse notamment. Et c’est aujourd’hui loin d’être le cas puisque l’hydrogène à usage industriel et de mobilité est issu… de produits pétroliers. Land Rover ne précise pas si la production de cet hydrogène vert sera inscrit dans le projet de développement global du modèle, connu sous le nom de Project Zeus, mais précise que les voiture FCEV feront partie de leur ambition de devenir totalement neutre en carbone en 2039. Les premiers essais de ce Defender seront menés dès cette fin d’année.