Le Combo Tourà l'assaut des ludospaces

AMSTERDAM Lorsque le concept du monospace n'existait pas encore, et que l'on voulait utiliser sa voiture à la fois pour le travail et pour les loisirs du week-end, une bonne petite fourgonnette aménagée pour accueillir quatre ou cinq passagers faisait souvent l'affaire, à peu de prix. L'arrivée sur le marché de véhicules à la fois spacieux et confortables (mais relativement chers) a obligé les constructeurs à soigner leurs camionnettes pour pouvoir proposer encore une alternative valable aux véritables petits monovolumes style Scénic, Picasso ou Zafira. N'étant pas à un néologisme près, l'on a donc inventé le terme de ludospace pour désigner ces véhicules type Renault Kangoo, Peugeot Partner, Citroën Berlingo ou autre Fiat Doblo dérivés d'utilitaires pour servir à un usage plus... civil.

Devant impérativement renouveler son véhicule utilitaire léger de bas de gamme, le Combo, Opel a d'entrée de jeu conçu celui-ci de façon que sa version familiale, appelée Tour, puisse s'attaquer sereinement à un segment en pleine expansion (13.174 immatriculations en Belgique en 2001). Comme la fourgonnette, le Tour partage ses caractéristiques techniques avec la Corsa de la dernière génération. Il peut recevoir trois motorisations, un moteur essence (1,6 l, 87 cv) et deux moteurs Diesel suralimentés à injection directe (1,7 l de 65 ou 75 cv).

Si l'on trouve un modèle de base dès 10.900 € (prix net), ce sont cependant les versions Comfort (de 13.100 à 14.750 €) qui séduisent le plus grâce à un équipement supérieur allant de l'ABS aux vitres électriques en passant par les commandes radio au volant. Dans l'ensemble, le véhicule est à la fois vaste, confortable et assez silencieux, il tient correctement la route, mais les motorisations les moins puissantes laisseront les conducteurs amateurs de performances sur leur faim. Un (gros) défaut concerne la visibilité arrière, malgré les gros rétroviseurs extérieurs: celle-ci est en effet totalement handicapée par les importants montants des portes arrière, dont les vitres sont en plus entourées d'un large bandeau noir. Ceux qui sont habitués à un traditionnel hayon auront sans doute du mal à trouver leurs marques...