Cela faisait un bout de temps que nous n’avions plus repris le volant d’un Renault Captur. La toute première génération ne nous avait pas laissé une très bonne impression : petite, pas vraiment de look et une finition intérieure qui laissait vraiment à désirer. Nous n’avions pas eu l’occasion de tester le face-lift qui, aux dires de nos confrères, avait corrigé certains défauts. En tout cas, celui-ci n’a plus rien avoir avec celui que nous avions encore dans nos (trop lointains) souvenirs.

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Renault a clairement pris le taureau par les cornes pour cette nouvelle génération. C’était d’autant plus nécessaire que la concurrence dans la catégorie s’est fortement intensifiée ces dernières années. La demande de SUV urbains a terriblement augmenté. Il s’agissait pour la marque au losange de s’aligner au moins sur la concurrence ; c’est chose faite aujourd’hui.

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Le Captur monte, en effet, clairement en gamme, en gardant (et améliorant encore) ses aspects pratiques (avec cette banquette coulissante qui explique le coffre extensible de 422 à 536 l sans abaisser le moindre siège). C’est encore plus criant avec cette finition “de luxe” Initiale Paris, disponible avec le moteur le plus puissant de 155 ch (mais aussi le 130 ch), doté d’une nouvelle boîte automatique EDC à double embrayage qui, par rapport au précédent modèle, gagne un rapport (7 au lieu de 6 avant), ce qui améliore plutôt le confort de conduite, même si, lors de cet essai, nous l’avons parfois trouvée un peu lente, notamment quand il s’agit d’enclencher la marche arrière. Par rapport à l’ancien modèle, celui-ci est nettement plus grand aussi (+ 11 cm en longueur). La qualité des matériaux et la finition intérieure sautent aux yeux. L’instrumentation est 100 % numérique, la console centrale flottante est du plus bel effet et l’écran multimédia de 9,3 pouces est tactile. Dans cette version, le Captur, vu l’équipement disponible, ose défier des références de la catégorie, comme le T-Roc de Volkswagen ou le CX-3 de Mazda. Notamment grâce au détecteur d’angle mort, à la caméra de recul, au stationnement automatique, au système audio Bose Sound System, au chargeur de smartphone par induction, à la sellerie cuir, au volant et aux sièges avant chauffants… Dommage que la conduite semi-autonome soit en option.

Ses bons côtés

- Son style global, ses lignes plus fluides

- L’aménagement intérieur, la qualité des matériaux, la finition

- La tenue de route, le moteur performant

- L’équipement (presque) complet.

Verdict 15/20

Nous n’aurions sans doute pas recommandé à un ami la pre-mière génération de Captur dont les manquements étaient criants. Mais il en irait tout autrement au-jourd’hui ? Ce nouveau modèle a su garder le caractère pratique de ses débuts tout en corrigeant ses défauts. Les ingénieurs de Renault ont tenu compte des critiques pour améliorer très sensiblement cette dernière génération. Petit bémol toutefois, ce SUV destiné d’abord à la ville consom-me (toujours) davantage dans les bourgades embouteillées que sur routes dégagées. On imagine que la version hybride (déjà disponible chez nous pour la somme de 32 775 € en version Intens) devrait inverser cette tendance.

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La fiche technique

Renault Captur TCe 155 Initiale Paris

Longueur 4,227 m

Largeur 1,797 m

Hauteur 1,576 m

Coffre 422-536/1 275 l

Poids 1 266 kg

Consommation moyenne (boîte auto à 7 rapports) 5,5 l

Cylindrée 1 333 cc

Puissance 154 ch à 5 500 trs/min

Couple 270 Nm dès 1 800 trs/min

Vitesse max. 202 km/h

Accélérations (de 0 à 100) 8,6 s

Émission CO2 126 g/km

Prix (20 525 € pour le TCe 100 Zen) 29 755 €