Le match de la semaine: KIA CEE'D SW 1,6 versus Toyota Auris Touring
© DH

Auto-moto

Le match de la semaine: KIA CEE'D SW 1,6 versus Toyota Auris Touring

Jean-François Christiaens

Publié le - Mis à jour le

Dès la première génération de Cee’d, Kia avait bien flairé le filon. En proposant d’emblée une déclinaison break, le constructeur coréen avait séduit une part importante de la clientèle européenne : environ 40 % des Cee’d vendues se sont écoulées en version SW. Chez Toyota, par contre, on apprend de ses erreurs. Si la précédente (et première aussi) génération d’Auris devait se passer de cette silhouette, aujourd’hui le mal est réparé : la nouvelle Auris arrive dans les concessions en variante Touring Sports. Un nom ronflant pour une voiture bien plus pratique que sportive, cela dit en passant. D’ailleurs, au vu de l’allure nettement plus féline de la Kia Cee’d SW, ça serait plutôt elle qui mériterait un sobriquet sportif.

Ce soin apporté à la présentation extérieure de la Cee’d SW se poursuit à l’intérieur. À nouveau, à côté de cette alléchante coréenne, l’Auris TS paraît bien fade. Son tableau de bord semble déjà quasiment démodé et les matériaux paraissent très peu séduisants. Par contre, l’Auris reste une Toyota : peu d’ornements mais du solide ! La finition ne souffre en effet pas la critique. Mais chez Kia, en plus, pour appâter le client, on soigne la présentation. Les plastiques moussés sont d’excellente qualité, les agencements parfaits, le design est moderne et sobre et les équipements sont au top du segment (volant chauffant, caméra de recul, parking automatisé, avertisseur de franchissement de ligne…). En l’absence du logo sur le volant, on pourrait s’imaginer à bord d’une berline allemande !

Sur la route, l’Auris TS se rattrape, par contre. Nettement plus légère et mieux amortie, la Toyota offre un agrément de conduite que Kia n’arrive pas encore à égaler. Le mimétisme avec les modèles allemands est poussé un peu trop loin chez Kia et les suspensions s’avèrent au final trop fermes sans que l’efficacité dynamique soit au rendez-vous. D’autant plus que l’assistance de direction reste trop artificielle sur la Cee’d SW.

Côté moteur, Kia perd aussi des points en ne proposant pas l’excellent 1.4 CRDI 90 ch de la berline sur la version break. En diesel, l’offre débute alors avec le 1.6 CRDI de 110 ch plus onéreux et un peu moins souple dans les très bas régimes. Pour les plus pressés, le même 1.6 CRDI existe également en variante de 128 ch. Chez Toyota, en plus de se décliner dans une alléchante variante hybride, le break Auris s’offre deux mécaniques diesel. Le 2.0l D-4D de 124 ch commence à accuser un peu le poids des ans au vu de sa puissance spécifique. Par contre, le petit 1.4 D-4D de 90 ch offre déjà un rapport prix/performances appréciable. Bien insonorisé et épaulé par une bonne boîte 6, il anime vaillamment l’Auris TS.

Mais un match entre deux breaks se gagne surtout en parlant coffre ! Par rapport à la Cee’d berline, la variante SW s’étire de 19,5 cm. Le volume de coffre en profite pour passer de 380 l à un généreux 528 l.

À l’usage, on apprécie ses formes rectilignes facilement exploitables et la possibilité de disposer d’une grande surface de chargement plane en rabattant les dossiers et en soulevant les assises arrière. À ce petit jeu, c’est l’Auris TS qui se révèle être la plus pratique. Grâce aux poignées disposées dans le coffre, les dossiers s’abattent automatiquement et libèrent un coffre plan directement sans autre manipulation. Allongée de 28,5 cm (ça se voit dans les proportions moins flatteuses que celles de la Cee’d SW, au look plus naturel), la version break de l’Auris offre, quant à elle, 530 l de coffre en configuration 5 places.

Bonne nouvelle pour les amateurs de la variante hybride : les ingénieurs ont réussi à caser les batteries sous le plancher. Le coffre conserve ainsi tout son volume quelle que soit la motorisation retenue !

A lire également

Notre sélection d'annonces

Fil info