Le match de la semaine: Renault Scénic versus Citroën C4 Picasso
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Le match de la semaine: Renault Scénic versus Citroën C4 Picasso

Jean-François Christiaens

Publié le - Mis à jour le

Si l’on ne choisit pas (uniquement) sa future voiture sur base de son look, le dessin de sa carrosserie reste un critère primordial. Même pour une familiale ! Dans un segment généralement assez conventionnel, Citroën se singularise en misant sur un dessin original. Indéniablement, ce modèle se démarque avec sa face avant moderne aux doubles optiques étirées. Même s’il ne paraît pas démodé, grâce à son déjà deuxième remaniement esthétique depuis son lancement, le Scénic de Renault semble en tout cas nettement plus classique.

Prolongeant son style original dans l’habitacle, le C4 Picasso se démarque par la présence de 2 grands écrans panoramiques format XXL sur sa planche de bord. Caractéristique qui, couplée au pare-brise panoramique s’étendant au-dessus des passagers avant et au grand toit vitré, confère une ambiance moderne, épurée et lumineuse à bord. Par contre, à l’usage, on préfère finalement l’habitacle du Scénic. Certes, plus simple. Mais plus intuitif et moins distrayant. Dans les deux cas, par contre, on appréciera la montée en gamme de ces monovolumes français. Si les premiers Scénic et Picasso du nom se contentaient de plastiques bas de gamme et d’ajustements approximatifs, les modèles actuels se montrent nettement plus qualitatifs. De quoi, dans les deux cas, égaler les références allemandes du genre.

Le C4 Picasso se démarque, en outre, par ses équipements optionnels inédits pour le segment comme son siège passager avant business avec son repose-mollets actionnable électriquement. Une attention sympa pour se détendre sur les longs trajets. Plus moderne, le C4 Picasso offre de nombreux autres équipements indisponibles sur le Scénic : avertissement de franchissement involontaire de ligne, parking automatique ou encore régulateur de vitesse (à moitié car il ne peut utiliser que le frein moteur) adaptatif.

Sur le plan du comportement routier, le C4 Picasso prend également un léger avantage face au Scénic. Profitant de la toute nouvelle, et très légère, plateforme technique du groupe PSA, le monovolume Citroën affiche un poids plume pour le segment. À motorisation équivalente, le C4 Picasso pèse environ 140 kg de moins que le Renault Scénic. Caractéristique qui a autorisé les ingénieurs à rigidifier les suspensions sans trop nuire au confort de marche. Certes, le toucher de route s’avère moins moelleux que par le passé. Mais, surtout, le comportement routier du C4 Picasso devient nettement plus dynamique au point de dépasser le Scénic, champion du genre. Dans les deux cas toutefois, les papas amateurs de conduite devraient déjà être comblés. Il faudra, en effet, vraiment partir avec le couteau entre les dents pour sentir la différence entre ces deux valeurs sûres du genre.

Même chose côté moteur. Le 1.5 dCi 110 ch de Renault se défend. Mais, grâce à un couple plus généreux, le 1.6 HDI 115 de Citroën offre un meilleur agrément de conduite, même si sa transmission à 6 rapports tire assez long.

Pour ses passagers arrière, Citroën opte pour 3 fauteuils indépendants, coulissants et réglables en inclinaison comme le Scénic. Implantés un peu trop bas, ils s’avèrent par contre moins confortables que ceux du Renault en imposant de voyager avec les genoux un peu trop hauts. Les sièges du Citroën reprennent tout de même la main sur le plan de la modularité en se rabattant en un tournemain à plat pour libérer un vaste volume de chargement. En optant pour des sièges repliables en portefeuille et extractibles au besoin, Renault permet de libérer un volume total de chargement plus important. Mais impose, aussi, une gymnastique moins aisée au moment de la transformation.

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