Auto-moto Ce nouveau X5, un vrai Panzer, qui, malgré ses 2 tonnes, est loin de donner des sueurs froides lors du passage à la pompe.

BMW, c’est connu, a toujours eu des moteurs extraordinaires. Celui du X5 ne fait pas exception à la règle. Tant s’en faut même. Il a toutes les qualités qu’un conducteur exigeant attend de nos jours. Il peut être redoutable dans ses montées en régime si nécessaire, peut se conduire sur un filet de gaz, sur le couple (qui est énorme !) et se montrer, dans une conduite de bon père de famille, étonnamment sobre, au point qu’un passage à la pompe n’est pas (vraiment) douloureux. Tout étant relatif puisque le réservoir fait quand même 80 litres et vu le prix actuel du diesel…

Il n’empêche que de bien plus petits moteurs essence (puisque telle est la tendance aujourd’hui, le diesel, surtout dans ses dernières exécutions, étant, pour notre part, anormalement décrié), sur de bien plus petites voitures, consomment près d’un tiers en plus que ce gros 6 cylindres développant quand même 265 ch, en tenant compte, qui plus est, du poids de ce "panzer" (2 185 kg !) à 4 roues motrices.

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Nous l’avouons, nous n’avons pas roulé en tout-terrain, comme 99 % des 2,1 millions de propriétaires ayant choisi ce véhicule depuis son apparition sur le marché en 1999. Avec son pack offroad (et ses quatre programmes de conduite pour la neige, le sable, les graviers et les cailloux), son différentiel à blocage mécanique et sa suspension pneumatique, il est aussi parfaitement à l’aise en terrain accidenté si l’on en croit nos confrères de la presse spécialisée.

Nous nous sommes contenté d’un test sur autoroutes et sur routes diverses, dont la moitié au moins en ville. Outre la bonne surprise en termes de consommation (on était à 7,5 l, en ayant eu envie de profiter quand même un peu de la puissance !), c’est le confort général de conduite qui nous aura plu. Ce X5 est en tout cas redoutable quand il s’agit d’avaler les kilomètres. Et son équipement à la pointe de la technologie aide réellement le conducteur dans cette mission.

Un bon point à remarquer : l’aide au parking automatique, qui gère non seulement l’entrée et la sortie d’une place de stationnement, mais aussi, et de manière autonome, une marche arrière sur 50 m en agissant sur la direction. Un véritable atout dans une voie étroite où il est impossible de faire demi-tour…