"En 2022, nous ouvrirons une nouvelle page dans l’histoire de Moskvitch". Sergeï Sobyanin, maire de Moscou, souhaite nationaliser l’usine délaissée par Renault pour y produire à nouveau des voitures dès cette année et ainsi perpétuer sa "longue et glorieuse histoire", rapporte l’agence Automotive News Europe.

"Le propriétaire étranger a décidé de fermer l’usine Renault de Moscou. Il en avait le droit mais nous ne pouvons pas permettre à des milliers de travailleurs d’être laissés sans emploi" a encore déclaré Sobyanin.

L’objectif est de trouver autant de fournisseurs de pièces que possible en Russie, avec notamment le constructeur de poids-lourds Kamaz comme principal partenaire technologique. Ce dernier a toutefois déjà indiqué que, s’il soutient la décision du maire de Moscou, des problèmes concernant la coopération technologique étaient toujours en discussion, et qu’il ne ferait une annonce qu’une fois ceux-ci résolus.

Légendaire ?

Qualifiée de "Légendaire" par le maire, la marque Moskvitch fut créée en 1939. Mais il faudra attendre la fin de la Seconde Guerre mondiale pour qu’elle prenne son envol après avoir "récupéré" des plans de l’Opel Kadett, qui sera produite en Russie sous le nom de Moskvitch 400.

La marque se développera ensuite et connaitra même un petit succès à l’export dans les années 50, 60 et 70. Les usines belges d’Anvers (Opel) et Vilvoorde (Renault) produiront d’ailleurs plusieurs modèles destinés aux marchés européens.

Malgré la présentation d’un tout nouveau modèle à la fin des années 80, l’Aleko, plus grande et moderne, Moskvitch ne se relèvera pas de la chute du régime communiste, et de sa privatisation en 1991. La production se poursuivra toutefois jusqu’en 2001, et le constructeur sera officiellement déclaré en faillite en 2005.