Premier événement majeur annulé en Europe en raison de la pandémie en 2020, le Salon de Genève était jusqu’alors un rendez-vous incontournable pour les constructeurs automobiles, qui lui réservaient en masse leurs nouveautés. Mais depuis, le Covid-19 a rebattu toutes les cartes, et grandement accéléré un désamour que l’on sentait latent entre les constructeurs, contraints aux économies, et les salons automobiles.

Ainsi, si les nouveaux organisateurs - la société Palexpo, qui gère le centre des expositions de Genève où se tenait le Salon – annonçaient voilà quelques jours seulement que l’édition 2022 aurait bien lieu après deux années d’absence, ce ne sera finalement pas le cas.

"En raison des problèmes consécutifs au Covid-19 rencontrés par l’ensemble de l’industrie automobile, le Comité Permanent du Salon International de l’Automobile a été forcé de postposer l’événement à 2023" explique le communiqué. Concrètement, ce sont les restrictions de voyage qui entravent la circulation du public et des médias, mais aussi la crise des semi-conducteurs qui impacte considérablement la production automobile, qui sont mis en cause.

Le communiqué précise toutefois que les changements déjà entrepris pour l’édition 2022 continueront à être implémentés pour 2023. Sauf que février 2023, c’est dans 18 mois. Une éternité dans le monde automobile actuel, en pleine mutation. Dès lors, reverra-t-on un jour le Salon de Genève ? L’avenir nous le dira. Mais s’il n’a plus lieu en pays helvète, il sera toujours possible de se rendre à son « spin-off »… au Qatar.