Le gouvernement a entériné fin avril les nouveaux paramètres de déductibilité fiscale des véhicules professionnels. Une fiscalité qui vise à orienter le marché vers les voitures tout électriques, et les utilitaires ne feront pas exception.

Ainsi, à partir de 2026, les VU utilisant des carburants fossiles verront leur déductibilité réduite de moitié pour plafonner à 50%, y compris les motorisations hybrides et hybrides rechargeables. Seuls les utilitaires électriques continueront donc à profiter d’un avantage fiscal maximal, à savoir une déductibilité jusqu’à 100%.

Finis les pick-up ?

Si la plupart des marques ont déjà entamé l’électrification de leurs fourgonnettes, le segment qui pourrait être le plus durement touché par ces mesures pourrait être celui des pick-up. Difficile en effet d’électrifier complètement de manière efficace un véhicule prévu pour transporter et tracter des lourdes charges, y compris sur terrain difficile, sans grever drastiquement l’autonomie. Et sans tomber dans la démesure d’un Hummer ! Voilà en tout cas qui devrait ravir du côté flamand, où certains souhaitaient de longue date limiter les avantages de ce type d’engins.

Les indépendants plus durement impactés

Cette nouvelle donne risque fort d’avoir un impact inégal sur les indépendants et les grandes entreprises. Car avec un prix de base qui reste élevé, les utilitaires électriques s’adressent surtout aujourd’hui aux grands comptes, plus apte à assumer leur financement qu’un artisan qui lance son activité, tout déductibles soient-ils et malgré leur coût à l’usage avantageux.

Fiat n’en a d’ailleurs pas fait de secret lors de sa présentation du e-Ducato, annonçant la signature d’un important deal avec DHL.