C’est USwitch, un comparateur d’énergie et de fournisseurs de services britannique qui est à l’origine de cette étude. On y apprend que, si le nombre de véhicules électriques en circulation en Europe (EU27 + Islande, Novrège, Royaume-Uni et Suisse) croit tel qu’attendu par l’Agence Internationale de l’Energie d’ici 2030, ce seront 294 millions de tonnes de CO2 qui ne seraient pas rejetées dans l’atmosphère ! Une quantité qui nécessiterait la plantation d’1 225 019 574 arbres pour être compensée si elle était rejetée, soit 30.625 km². Une forêt aussi grande que la Belgique donc, qui rappelons-le fait 30.688 km². L’étude estime par ailleurs que cela contribuerait à ralentir l’élévation du niveau des mers de 2,19 mm au cours de cette décennie.

Une méthodologie incomplète

Si ce chiffre impressionne, le calcul semble toutefois quelque peu biaisé car il ne concerne que les rejets à l’usage. L’énergie nécessaire à la production des modèles thermiques et électriques comparés n’a pas été prise en compte. Or, il est admis que la pollution, notamment des composants de la batterie, est extrêmement émettrice de CO2. Et l’étude se base sur l’hypothèse d’énergies exclusivement renouvelables pour alimenter les voitures, ce qui est loin d’être le cas.

Bref, si la voiture électrique atteint son objectif de réduire les rejets de CO2 européens, cela sera sans doute dans une moindre mesure que les résultats de cette étude.