Après la distraction et la consommation d’alcool au volant, la vitesse est considérée comme la principale cause d’accidents en Europe. Selon l’Institut Vias, 15 % des collisions avec blessés en Belgique seraient dues à une vitesse trop importante. "Un accident mortel sur trois est même dû à une vitesse excessive ou inadaptée."

Face à ce constat, la Commission européenne travaille depuis plusieurs années sur un projet de limiteur de vitesse automatisé. Baptisé ISA (Intelligent Speed Assistance), ce système devrait être imposé dans tous les véhicules qui sortent des lignes de construction dès le mois de juillet 2022. Objectif final : contribuer à une réduction du nombre de tués sur les routes de l’Union européenne de 20 à 30 % d’ici 2030.

Ce système fonctionnerait par le biais des données de géolocalisation ainsi que par reconnaissance des panneaux de signalisation. Trois versions d’ISA ont été testées, notamment aux Pays-Bas et en Suède, avec à chaque fois des résultats positifs. La Commission européenne doit encore déterminer quel dispositif imposer dans nos futurs véhicules.

En cas de dépassement de la vitesse autorisée, l’ISA pourrait soit simplement avertir le conducteur (alerte visuelle ou sonore) en le laissant ensuite décider de ralentir ou non, soit durcir la pédale d’accélérateur lorsque la vitesse maximale autorisée est atteinte, soit carrément empêcher le conducteur de dépasser la limite de vitesse autorisée. "Tous les systèmes testés ont eu un effet positif sur la sécurité, avec le plus grand effet du troisième", indique la Commission européenne dans un récent rapport.